‹ Le décollement de la rétineChapitre 66 sur 81 · RÉTRACTION EXTRÊME DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

RÉTRACTION EXTRÊME DU CORPS VITRÉ

TAB. XIV

DÉHISCENCES RÉTINIENNES MULTIPLES.

Fig. 1. — Soulèvement diffus de toute la moitié inféro-temporale de la rétine. Groupes de vacuoles rétiniennes (v) répondant probablement à une dégénérescence cystoïde sans perforation complète; série de treize perforations certaines (p, p), en deux groupes principaux de quatre et sept perforations. Nodules de fibrine (?) avec prolongements filiformes (f, f) à la surface de la rétine. Foyer d'adhérences chorio-rétiniennes (ad.) ayant apparemment fait l'office de « boulon » et favorisé le début d'une ligne de démarcation sur le bord nasal du soulèvement.

Notes cliniques. — M. L., 30 ans. Myopie 4 D. Début des troubles visuels en décembre 1930. Vu quatre mois plus tard, dans l'état représenté par la fig. 1. Numération des doigts à 2 m. Une double thermoponction porte sur le groupe des sept perforations, puis une seconde sur celui des quatre perforations, enfin une troisième entre les deux perforations isolées ; elles réussissent à les obturer toutes. La rétine se trouve rapphquée et l'acuité visuelle s'élève à 0,3.

Un an plus tard, récidive, sous forme d'une poche saillante dans la région supéronasale et de plis rétiniens midtiples dans le secteur supéro-temporal. Dans ces deux régions, on constate des groupes de cupules ou de perforations certaines pareilles à celles qui avaient été obturées dans la région inférieure. De nouvelles thermoponctions n'arrivent pas à obturer toutes ces déhiscences et l'on renonce à de nouvelles tentatives.

(Actuellement, un cas de ce genre serait indiqué pour le traitement par apphcations diathermiques.)

Fig. 2. — Grandes déchirures rétiniennes secondaires a l'extension d'un

DÉCOLLEMENT.

Ces deux déchirures occupent la région inférieure d'une rétine décoUée dans toute son étendue et dont la déchirure initiale avec lambeau rétinien entièrement arraché se voyait dans la région supéro-nasale. Au niveau des deux déchirures secondaires, on constate des foyers de chorio-rétinite ancienne ; à celui de droite, le lambeau rétinien est resté adhérent ; celui de gauche n'a retenu que la base du lambeau.

Notes cliniques. — Z., 50 ans, my. 11 D. ; tension oculaire normale. Nous avons renoncé à opérer ce malade monophtalme à une époque où la diathermie n'était pas encore en usage ; j'ai appris qu'ayant été opéré à Vienne (j'ignore par quel procédé), il a perdu son reste de vision.

Fig. 3. — RÉTRACTION EXTRÊME DU CORPS VITRÉ. Partie périphérique d'une rétine montrant deux petites perforations (p). Sur un plan antérieur se voit ime masse grisâtre (v), au-dessous de laquelle disparaissent les branches terminales des vaisseaux et qui ne peut être que le corps vitré rétracté à l'extrême vers l'ora serrata.

J. GONIN

TAB. XIV

^'^ ..-.-Xl—

Fig. 2.

Fig. 3.

TAB. XV

Fig. 1.

Page 1