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LARGE DÉCHIRURE DE LA RÉTINE

Fig. 2.

DÉCHIRURE EN FORMATION. (aRRUGa)

TAB. XV Fig. 1. — Large désinsertion avec déchirure et perforations secondaires

(Dessin de M"" H. Dubois.)

La rétine, désinsérée du côté temporal, est en outre déchirée dans la région supéroexterne, au niveau de petits foyers de chorio-rétinite ancienne qui ont probablement opposé une certaine résistance à sa séparation d'avec la choroïde. Dans le voisinage, deux perforations du tissu rétinien doivent avoir eu la même cause. Le bord de la rétine désinsérée est partiellement replié en dedans, laissant voir quelques vaisseaux. sur sa face postérieure. (C'est là un premier degré des curieuses formes de décollement où la moitié supérieure de la rétine s'est entièrement rabattue sur la moitié inférieure au-devant de la papille optique.) La papille est ici recouverte par les rephs de la rétine.

De D à D, déchirure de la rétine. P = deux perforations du tissu rétinien.

Notes cliniques. — Le trouble visuel avec rétrécissement du champ nasal ne date que de quelques jours ; il a été accompagné de phosphènes et de métamorphopsies, et précédé pendant un mois de corps flottant. On avait noté antérieurement une hyperm. de 1 D avec V = 0,4. Aucune intervention opératoire n'a paru utUe dans ce cas.

Nous avons des exemples de déchirures encore plus étendues, où le bord rétinien recouvrait lui-même la papille et même accusait un second repli dans la direction de la périphérie ; il y avait ainsi non seulement duphcation, mais superposition de trois feuillets rétiniens dans une même zone.

Fig. 2. — DÉCHIRURE EN FORMATION (Arruga, 128, p. 463, et 254, fig. 83). (Clichés obligeamment prêtés par le D'' Arruga.)

A. — Perforation ponctiforme au sein d'une rétine altérée.

B. — Six jours plus tard, la perforation s'est aggravée et l'on voit se produire une déchirure allongée traversée par de fins tractus.

C. — Après trois jours, les tractus se sont rompus et la déchirure a pris la forme d'un croissant.

D. — La rétine avoisinante s'est graduellement soulevée, en même temps que s'élargissait la déchirure, mais les détails en ont été voilés par un trouble progressif du corps vitré.

Notes cliniques (Arruga, 254, p. 77). — Il s'agissait là d'un décollement rétinien bilatéral, attribuable à une rétino-choroïdite tuberculeuse qui avait conduit à la cécité de l'autre œil.

J. GOIVIN

TAB. XV

Fis. 1

8 nov.

14 nov.

17 nov.

Fig. 2.

TAB. XVI

DEBUT DE DECOLLEMENT

TAB. XVI

DÉBUT DE DÉCOLLEMENT (rÉCIDIVE).

A. — Décollement temporal avec déchirure en croissant, rapplique à la suite d'une thermocautérisation dont la cicatrice, datant de 15 jours, se voit encore accompagnée de deux petites hémorragies.

Dans la région supérieure, pli rétinien datant de quelques heures ; son arête, abrupte du côté périphérique, regagne du côté central par un plan incliné le niveau normal du fond de l'œil. Pas de déchirure visible.

B. — Le même cas, dessiné le lendemain. Vaste poche rétinienne fluctuante et formant saillie prononcée. Déchirure béante en un point correspondant à l'arête du pU rétinien représenté sur la fig. A. Petite hémorragie tout auprès.

Notes cliniques. — M. V. L., 57 ans. Pas de myopie. O. D. perdu par décollement rétinien. 0. G. Décollement de toute la moitié temporale de la rétine, datant de deux mois, avec nombreuses opacités vitréennes.

Vision réduite à compter les doigts à deux ou trois mètres.

Thermoponction le 13 août, à 14 mm. du bord de la cornée. 25 août : rétine partout rappliquée, V = 0,2. Même constatation le 27 août. Le 29 août, au matin, à la suite de violents éternuements, remarque une « barre » sombre dans le champ inférotemporal. Le même jour, le dessin de la figure A est exécuté. Le soir, la vision est fortement diminuée et l'ophtalmoscope montre le décollement nouveau dans la région supéro-nasale ; le dessin de la fig. B est fait le lendemain, 30 août.

Une nouvelle thermoponction, faite le 31 août, ramène la guérison, qui, d'après les renseignements reçus, dure depuis trois ans.

J. GONIN

TAB. XVI

TAB. XVII

Fig. 1.

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