DÉCOLLEMENTS ET DÉCHIRURES EXACTEMENT SYMÉTRIQUES
A l'œil droit, le lambeau recouvre la déchirure, sauf une étroite fissure, si bien qu'elle avait échappé au premier oculiste consulté.
A l'œil gauche, le lambeau s'étant recroquevillé vers sa base, découvre une large ouverture.
Notes cliniques. — M"e W. (XXXI, p. 714, Obs. XXIII). 24 ans, My. 18 D avec astigm. Une thermoponction, faite à 11 mm. du bord nasal de la cornée, quatre mois après le début du décollement droit, amène une guérison complète. Cinq mois plus tard, le décollement se produit à gauche ; guérison par deux thermoponctions.
T. GONIN
TAB. WIT
Fis. 1.
Fig. 2.
TAB. XVIII
TAB. XVIII
Rechute, après ponction simple, d'un soulèvement rétinien ;
GUÉRISON définitive APRÈS OBTURATION d'uNE DÉCHIRURE PREMIÈREMENT MÉCONNUE.
A. — Soulèvement rétinien diffus des régions temporale et inférieure de la rétine, avec quelques petites hémorragies périphériques, mais pas de déchirure visible, bien que la rétine soit facile à explorer dans toutes les directions jusqu'à l'ora serrata (que l'on reconnaît sous l'aspect d'une sinuosité pigmentaire). Le seul point suspect est un triangle grisâtre dans le secteur supêro-temporal ; il ressemble au lambeau d'une déchirure, mais l'orifice de celle-ci n'est pas visible.
B. — La sclérotique et la choroïde ayant été incisées prudemment dans la région décUve au moyen d'un scarificateur, sans lésion de la rétine, l'évacuation d'un Uquide limpide a été suivie d'une disparition complète du soulèvement rétinien. La ponction n'a pas laissé d'autres traces qu'une petite cicatrice en croissant avec hémorragie sous-rétinienne (cicatrice indiquée sur la fig. B. par une ligne de traits noirs).
Après quelques semaines, le soulèvement s'étant reproduit pareil à ce que montre la fig. A, on remarque au bord inférieur du triangle grisâtre (d) un étroit hséré rouge qui semble bien révéler une déchirure. Sur la fig. B on voit la cicatrice (c) d'une thermocautérisation faite à ce niveau avec nouvelle rapplication de la rétine.
Notes cliniques. — M™e D. 42 ans, my. 12 D avec ast. Au premier examen (26 janvier), le trouble visuel date d'un mois. V = 0,1 avec sph. • — 9.
Dans la supposition qu'il s'agisse d'un décollement sans déchirure, comme Leber en avait admis la possibUité, ou que la déchirure du début se soit fermée spontanément, nous gardons la malade en observation pendant cinq semaines, dans l'idée que le liquide rétro-rétinien se résorbera, mais comme il tend à augmenter plutôt qu'à diminuer, la ponction évacuatrice est faite le 3 mars : hcenciement après trois semaines en état de guérison apparente, mais le 26 avril on constate le retour du soulèvement ; la thermoponction faite le lendemain est suivie d'une nouvelle rapphcation, cette fois définitive, de la rétine. Fin août 1931, soit quatre ans plus tard, l'acuité est de 0,2, non inférieure, au dire de la malade, à ce qu'elle était avant le décollement.
Cette observation, complétée par une autre toute semblable, mais oii la guérison consécutive à la ponction simple ne dura que cinq jours, équivaut à une expérience de laboratoire ; elle est de nature à démontrer au plus sceptique le rôle des déchirures rétiniennes même les moins apparentes.
J. GONIN
TAB. XVIII
TAB. XIX
DÉCOLLEMENT SUPÉRIEUR CONSÉCUTIF A UNE THERMOPONCTION