DOUBLE DECHIRURE, OBTUREE PAR UNE SEULE CAUTERISATION
AU PAQUELIN
TAB. XXVI
Double déchirure rétinienne, obturée par une seule thermoponction.
A. — Décollement de la région temporale de la rétine jusqu'à la région maculaire, où le soulèvement paraît avoir été arrêté par trois petites cicatrices chorio-rétLniennes. Deux déchirures béantes se voient dans la région inféro-temporale, soit au-dessous du décollement, ce qui n'est pas habituel.
B. — Même cas, après une thermoponction qui a obturé à la fois les deux déchirures rétiniennes. La rétine est entièrement rappliquée.
Notes cliniques. — Femme de 49 ans, dont l'œil droit a été énucléé par une tumeur. Myopie 10 D. Avant l'opération, la vision était réduite à la numération des doigts à quatre mètres ; dix j ours après, elle était de 0,5 avec liberté entière du champ visuel.
Quinze mois plus tard, il y eut récidive supéro-nasale, consécutivement à des troubles hémorragiques.
N. B. — Ces deux dessins ophtalmoscopiques ont déjà paru en 1928 dans le Bulletin de la Société Ophtalmologique de Heidelberg (Vol. 47, p. 447). Ils ont été reproduits à mon insu comme inédits, par Ferez Bufill, dans les Archives de Oft. Hisp.- Americ. de mars 1929.
J. GoNm
TAB. XXVI
TAB. XXVII
Fig. 1.
GRANDE DÉCHIRURE, OBTURÉE PAR LE GALVANOCAUTÈRE (vOGT)
Fig. 2." GRANDE DÉCHIRURE TRAUMATIQUE (vOGt)
TAB. XXVII (Clichés obligeamment prêtés par le Prof. Vogt.)
Fig. 1, A et B. — Grande déchirure paramaculaire, obturée par une thermoponction AU GALVANOCAUTÈRE (VoGT, 349, fig. 3 et 4).
A. — Décollement supéro-temporal de l'œil gauche (image renversée), avec grande déchirure longue de 5 D. P. et large de 2 D. P. à 5 ou 6 D. P. de la macula (Vogt, 249, p. 13).
B. — Obturation de la déchirure avec rapphcation complète de la rétine à la suite d'une thermoponction par le galvanocautère recourbé (fig. 61), pendant 5 à 8 secondes, à 22 mm. de la cornée. Ce cas est remarquable par la grande dimension de la déchirure obturée en une seule séance, mais aussi par l'inocuité de cette intervention voisine de la macula, la vision étant revenue à la normale.
Notes cliniques (Vogt, 349, p. 13). — Œil myopique de 5 D, qui avait été quelques années auparavant atteint de troubles de transparence, avec les symptômes d'un décollement du corps vitré (voyez page 56). Après l'apparition du décollement rétinien, l'état resta stationnaire pendant un décubitus de trois mois, puis le décollement devint total avec chute de la vision à près de 1/100 ; deux jours déjà après la thermoponction, Vogt constata la fermeture de la déchirure et j'eus l'occasion de confirmer quelques semaines plus tard l'excellent résultat représenté par la fig. B. La guérison se maintient aujourd'hui depuis trois ans.
Remarque. — En présence d'une semblable déchirure, on aurait pu s'attendre à la nécessité de deux ou trois thermoponctions pour en obtenir l'obturation. D'autre part, des cautérisations chimiques auraient, comme le remarque Vogt, ofiert le danger de porter atteinte à l'intégrité de la macula ; il en aurait été probablement de même des applications diathermiques. Quant aux microcoagulations endothermiques, elles eussent probablement présenté de grandes diflicultés techniques pour circonscrire xme déchirure aussi voisine du pôle postérieur de l'œil.
Fig. 2. — DÉCHIRURE RÉTINIENNE TRAUMATIQUE (VoGT, 349, fig. 1).
Grande déchirure, produite dans un œil normal par un coup de poing, avec hémorragie dans le corps vitré.
Cette rupture rétinienne et le décollement qui l'accompagna se guérirent sans opération, dans le cours de sept semaines, avec formation d'une large cicatrice pigmentée (VoGT, 349, fig. 2), par le simple repos de l'œil.
J. GONIN
TAB. XXYII.
Fis. lA.
Fig. IB.
Fig. 2.
TAB. XXVIII
ENCERCLEMENT DE DECHIRURES RETINIENNES PAR LE PROCÉDÉ DE SÂFÂR
TAB. XXVIII
Encerclement de déchirures rétiniennes par électro-coagulation
(Safar, 326, Taf. 3).
Reproduction de la planche originale à l'aide de « galvanos». fournis par l'éditeur Karger avec l'obligeante autorisation du D'' Safar.
Fig. 1 . — Encerclement d'un trou de la rétine par des foyers choroïditiques discrets, à la suite de piqûres endothermiques faites à l'aide d'électrodes libres et d'aiguUles courtes.
Notes cliniques (Safar, 326, p. 59). — F., 36 ans, avec myopie. Décollement rétinien datant d'une quinzaine de jours, déjà rappliqué le lendemain de l'intervention. La fig. 1 représente l'état des cicatrices après 2 ^ mois.
Fig. 2. — Encerclement d'une déchirure périphérique, dont le lambeau est encore légèrement surélevé. A noter qu'un vaisseau rétinien passe intact au-devant de l'un des foyers cicatriciels.
F., 54 ans, avec myopie. Décollement datant d'une huitaine de jours. Rétine rapphquée dix jours après l'intervention. La figure montre l'état des cicatrices après un mois.
Remarque. — Le premier de ces deux cas se prêtait particuhèrement au procédé par électro-coagulation ; la pointe d'un thermocautère aurait risqué de pénétrer dans la déhiscence rétinienne sans en intéresser les bords. En revanche, dans le second cas, une thermoponction dirigée sur le lambeau aurait probablement donné un résultat excellent, comme dans le cas de la Tab. XVII, fig. 2, à condition que le repérage de la déchirure ait été fait avec soin.
J. GONIN
TAB. XXVIII
Fig. 1.