‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 14 sur 130 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

avec une prédilection visible. D'après tout cela, je ne me serais, sans cloute, rien encore formulé moi-même. Mais le jour où Ton est venu me dire quelque chose...

MARIANNE

Tu ne fais que d'arriver. C'est donc de ta villégiature que tu rapportes un propos contre moi? De qui le tiens-tu?

PAULETTE

Ce n'est point de ton mari... de Max, veux-je dire. Nous n'avons, d'ailleurs, plus aucune relation avec M. de Pogis. Hubert et lui se saluent, lorsqu'ils se croisent; ce qui est inévitable entre gens si voisins...

MARIANNE

Et elle?... Tu l'as rencontrée dernièrement?

PAULETTE

Je l'ai pu dévisager une fois sans qu'elle s'en aperçût. Elle a maigri. Ses yeux se sont creusés, mais ils n'en sont que plus impressionnants...

MARIANNE

Laissons cette gueuse !... Qu'est-ce qui t'a parlé de moi?

PAULETTE

La mère de Max. J'ai continué à la voir. Elle est bien innocente, et je la sais bien malheureuse de ce que son fils a été envers toi.

MARIANNE

Alors, comment se permet-elle sur moi des diffamations?

PAULETTE

Oh! la pauvre femme! Elle se défendait de tout jugement à ton préjudice. Elle me chargeait de te mettre en garde contre la médisance, dans Tintérêt de son petit-fils comme dans le tien. Il n'entrait que de la bonté dans ses recommandations.

MARIANNE

N'importe! Cette démarche contient pour

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