‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 15 sur 130 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

moi un grave avertissement. Il est temps que je remédie au mal, par le sacrifice qu'il faudra... Astu su qui m'avait accusée dans Tesprit de M°^^ de Pogis?

PAULETTE

J'ai cru comprendre que c'était sa nouvelle bru, pour s'avantager d'autant qu'elle te nuirait.

Et Max?... Quelle attitude a-t-il prise en cette occasion ?

PAULETTE

Sa mère m'a déclaré qu'il ne se doutait de rien.

MARIANNE

Allons donc ! Celle qui me l'a volé aura saisi encore le moyen de me salir devant lui.

PAULETTE

Elle n'est probablement pas si bête que de réveiller sur toi, de la sorte, les idées de ton ancien mari.

MARIANNE

Que veux- tu dire?

PAULETTE

Il paraît que Fimagination de l'homme a des revenez-y vers une femme dont il ne dispose plus, dès qu'il lui faut se la représenter aux bras d'un autre.

MARIANNE

Oui, l'on a écrit là-dessus des romans, du théâtre... Tu crois, toi, que si Max apprenait que j'aime quelqu'un, il pourrait ressentir à mon sujet une velléité de regret, de désir?...

PAULETTE

Par dépit, par dépravation, oui, c'est fort probable.

Tu crois que, par le seul fait d'avoir disposé de ma personne, j'aurais chance de lui infliger je ne sais quoi d'aigu peut-être et de pénible?

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