MARIANNE, PAULETTE, HUBERT, MADAME VILARD-DUVAL
HUBERT, voyant entrer madame Vilard-Duval par la porte de gauche, au second plan.
Mais que prétendait- on? Vous êtes là, ma tante!
Je rentre à Finstant. Quelle bonne surprise de vous trouver tous les deux! Je ne vous savais pas dans nos murs...
HUBERT
Comment cela?... Paulette, hier, a tenu compagnie à votre fille toute la journée.
44 LEDÉDALE
MADAME VILARD-DUVAL
Hier?... Qu'est-ce que vous me chantez?
PAULETTE, à madame Vilard-Duval.
Si Marianne ne vous a rien dit, ma tante, la faute en est à moi... J'apportais de ma province une impatience si folle de courir les couturiers et les modistes!... J'ai enlevé votre fille sans avoir demandé à vous voir, (a Hubert.) Et, quand je me suis aperçue de ma grossièreté, je n'avais plus qu'une ressource : j'ai prié Marianne de dissimuler à ma tante que j'étais venue.
HUBERT, àPaulette.
Vous ne m'aviez pas raconté cette histoire?
MARIANNE, à Hubert.
C'était sans importance î
HUBERT, affectant la négligence.
Évidemment, c'était sans importance!