SCÈNE VIIÏ
MARIANNE, MADAME VILARD-DUVAL
MADAME VILARD-DUVAL
Tu regardes ta mère avec stupeur? Tu ne la soupçonnais pas d'avoir à son service de pareilles astuces?... Que veux-tu? J'ai soudain entrevu qu'en hésitant à me prononcer je déterminerais peut-être l'effondrement d'un ménage. J'ai fait alors ce que la charité me commandait.
MARIANNE
Chère mère, vous êtes meilleure que moi. J'aurais perdu la situation par une impuissance physique à faire front contre la vérité. Vous avez été la bonté agissante, pitoyable à l'erreur, à la
faute. Aussi, je me sens désormais encouragée à comparaître devant votre cœur, quand même vous jugeriez bien coupable Tintention que je viens vous exprimer...
MADAME VILARD-DUVAL
Pardon! Quand le mal est fait, il ne me reste plus qu'à lui donner ma miséricorde en lui souhaitant le repentir. Mais s'il s'agit d'un mal encore à faire, mon sentiment n'est plus que de lui résister.
MARIANNE
Comme vos principes retrouvent de la sévérité dès que vous devinez que c'est mon propre sort qui va être en cause 1
MADAME VILARD-DUVAL
C'est vrai : à ton sujet, ma conscience se fait plus impérative. Toi, tu es ma fille!
MARIANNE
Oui, je suis votre fille. Et, à ce titre, je vous