‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 22 sur 130 · SCÈNE VIIÏ · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIÏ

MARIANNE, MADAME VILARD-DUVAL

MADAME VILARD-DUVAL

Tu regardes ta mère avec stupeur? Tu ne la soupçonnais pas d'avoir à son service de pareilles astuces?... Que veux-tu? J'ai soudain entrevu qu'en hésitant à me prononcer je déterminerais peut-être l'effondrement d'un ménage. J'ai fait alors ce que la charité me commandait.

MARIANNE

Chère mère, vous êtes meilleure que moi. J'aurais perdu la situation par une impuissance physique à faire front contre la vérité. Vous avez été la bonté agissante, pitoyable à l'erreur, à la

faute. Aussi, je me sens désormais encouragée à comparaître devant votre cœur, quand même vous jugeriez bien coupable Tintention que je viens vous exprimer...

MADAME VILARD-DUVAL

Pardon! Quand le mal est fait, il ne me reste plus qu'à lui donner ma miséricorde en lui souhaitant le repentir. Mais s'il s'agit d'un mal encore à faire, mon sentiment n'est plus que de lui résister.

MARIANNE

Comme vos principes retrouvent de la sévérité dès que vous devinez que c'est mon propre sort qui va être en cause 1

MADAME VILARD-DUVAL

C'est vrai : à ton sujet, ma conscience se fait plus impérative. Toi, tu es ma fille!

MARIANNE

Oui, je suis votre fille. Et, à ce titre, je vous

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