ACTE II, SCÈNE II
bien envie de recourir à vos bons offices auprès de ma femme...
MARIANNE
De quoi s'agit-il?
HUBERT
D'un sujet délicat.
MARIANNE
Voyons un peu !
HUBERT
Eh bien! Paulette n'est plus à mon égard ce qu'elle devrait être...
MARIANNE, inquiète.
OÙ allez-vous chercher ça?
HUBERT
Je parle à bon escient.
MARIANNE, prudente.
Ah!
HUBERT
Veuillez me comprendre à demi-mot... J'ai beau être officiellement le mari de Paulette, j'ai beau, selon tous les droits, selon toutes les apparences, être son mari : elle refuse de m'en donner à moi-même... l'impression.
MARIANNE, rassurée.
Bah!... Et par quoi se justifie-t-on?
HUBERT
Puisque je vous demande d'être mon avocat, je ne dois rien vous cacher, n'est-ce pas?... Il y a eu de ma faute. Vous connaissez la jovialité de mon caractère. Les camarades que j'ai au club sont comme moi des plus gais. Cela m'entraîne, parfois, dans une de ces petites parties oii se rencontrent des demoiselles qui, forcément, ne sont pas tristes non plus...
MARIANNE
Mais c'est toute une inconduite que vous me révélez là !