‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 37 sur 130 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, HUBERT.

HUBERT, rentrant.

Allons! Guillaume, vous m'avez promis de jeter un coup d'oeil sur les chevaux pour lesquels je suis en marché. Videz promptement votre tasse.

GUILLAUME, à Hubert.

Je suis à vous, (a Marianne.) Dites-moi que vous ne m'en voulez plus !

MARIANNE

Je ne vous en veux jamais.

ACTEIIjSCÈNEV 79

PAULETTE, à la femme de chambre qu'elle a sonnée.

Préparez mon chapeau et mon manteau.

HUBERT, à Paulette.

Vous avez à sortir?

J'ai des courses pour toute la journée.

HUBERT Toujours les magasins ? (Paulette ne répond pas. — Il

s'adresse à Marianne.) Elle amve, elle s'y précipite! Elle part, elle ne peut s'en arracher!... Expliquez-moi quel diable une femme a au corps !

MARIANNE

Je ne m'en charge pas.

HUBERT, bas à Marianne.

N'oubliez pas, du moins, la mission que je vous ai confiée !

8o LE DÉDALE

MARIANNE

Je m'en acquitterai. (Elle lui serre la main; et, avec un sourire significatif:) Bon etc!

GUILLAUME, à Paulette.

Alors, au revoir!

PAULETTE, tristement.

En novembre !

GUILLAUME, avec un ton de réconfort.

Ce sera bien vite venu, (a Marianne.) Je voudrais ne jamais vous quitter!

MARIANNE

A bientôt, à la maison !

(Guillaume et Hubert sortent.)

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