‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 45 sur 130 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

MADAME DE POGIS

Pourquoi m'être dure, petite?... Moi, que vous ai-je fait, moi?

MARIANNE

Vous venez me tourmenter dans la possession de mon fils.

MADAME DE POGIS

Je viens vous détourner d'avoir, une fois de plus, avec Max, un lamentable procès.

MARIANNE

Entre M. de Pogis et moi, tout est jugé.

MADAME DE POGIS

Vous VOUS trompez : la garde de Tenfant, attribuée à l'un des époux contre l'autre, ne Test jamais que provisoirement.

MARIANNE

Je n'ai pas démérité.

MADAME DE POGIS

Sans doute!... Mais aujourd'hui, c'est mon Ris qui mérite mieux. Il ne mérite plus d'être frappé d'une déchéance presque complète dans ses droits paternels.

MARIANNE

Vous affirmez des choses sans que je sache y contredire. Je m'informerai si, réellement, j'ai à traiter, de puissance à puissance, avec le mari qui fut déclaré parjure, avec le père que Ton évinça comme indigne!...

MADAME DE POGIS

Vous employez des mots bien rudes! C'est dépasser la mesure qu'être ainsi implacable... J'ai beaucoup causé avec mon fils : au début de sa faute, il n'a eu que de la légèreté, je m'en porte garante... Mais, convaincu par vous de sa trahison, il n'a pas su discerner ce qu'il y avait de temporaire, peut-être, dans vos malédictions. Vous-même, connaissiez-vous alors le fond de votre cœur? Tous les deux, vous étiez si jeunes

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