ACTE II, SCÈNE VIII
MADAME DE POGIS
Pourquoi m'être dure, petite?... Moi, que vous ai-je fait, moi?
MARIANNE
Vous venez me tourmenter dans la possession de mon fils.
MADAME DE POGIS
Je viens vous détourner d'avoir, une fois de plus, avec Max, un lamentable procès.
MARIANNE
Entre M. de Pogis et moi, tout est jugé.
MADAME DE POGIS
Vous VOUS trompez : la garde de Tenfant, attribuée à l'un des époux contre l'autre, ne Test jamais que provisoirement.
MARIANNE
Je n'ai pas démérité.
MADAME DE POGIS
Sans doute!... Mais aujourd'hui, c'est mon Ris qui mérite mieux. Il ne mérite plus d'être frappé d'une déchéance presque complète dans ses droits paternels.
MARIANNE
Vous affirmez des choses sans que je sache y contredire. Je m'informerai si, réellement, j'ai à traiter, de puissance à puissance, avec le mari qui fut déclaré parjure, avec le père que Ton évinça comme indigne!...
MADAME DE POGIS
Vous employez des mots bien rudes! C'est dépasser la mesure qu'être ainsi implacable... J'ai beaucoup causé avec mon fils : au début de sa faute, il n'a eu que de la légèreté, je m'en porte garante... Mais, convaincu par vous de sa trahison, il n'a pas su discerner ce qu'il y avait de temporaire, peut-être, dans vos malédictions. Vous-même, connaissiez-vous alors le fond de votre cœur? Tous les deux, vous étiez si jeunes