‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 49 sur 130 · ACTE II, SCÈNE VIII lOf · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII lOf

avez nommée votre fille, et contre qui vous n'avez jamais eu de reproche. Le petit-fils que je vous ai donné, j'étais dans vos bras pour le mettre au monde... Et cet enfant maintient toujours, de vous à moi, un lien d'assistance! Empêchez l'entreprise mauvaise ! Venez à mon secours !

Dressez-vous entre moi (Montrant la direction de la fenêtre sous laquelle est Max.) et lui !

MADAME DE POGIS

Entre vous deux?... Peut-être?... Oui! S'il est une voix qui puisse, à cette heure, réduire les exigences du père, c'est la vôtre !

MARIANNE

Comment?... Quelle est votre idée?... Vous avez conçu de nous remettre en présence?

MADAME DE POGIS

Vous ne croiserez pas vos regards, sans que, chez mon fils, il y ait du remords, et, chez vous, de la compassion. Cela ne peut engendrer que du bien pour l'avenir de votre enfant.

I06 LE DEDALE

MARIANNE

Oh! Madame! A quoi me poussez-vous là?

MADAME DE POGIS

J'ai entrevu un moyen suprême de sauvegarder la paix... Êces-vous prête à lui parler?

MARIANNE

Vous le voulez vraiment? C'est vous qui le voulez?

MADAME DE POGIS, approchée delà fenêtre.

Autorisez-moi d'un mot, d'un signe, et je l'appelle.

Faites I

MADAME DE POGIS, agitant son mouchoîr par la fenêtre

Max!

MARIANNE

Non!... C'est de la folie!...

Page 1