‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 68 sur 130 · ACTE III, SCENE III I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III I

m'a fui, je revois constamment avec quelle bonne grâce vous la donniez, ces temps-ci, autour de moi, à l'un et à l'autre, à ma mère, au médecin... Mais pas à moi, parbleu! jamais à moi!... Alors, l'envie me tient aujourd'hui, le désir m'obsède de ravoir un instant l'étreinte de cette main. Je n'aurai pas de cesse que je n'aie ainsi, en quelque sorte, matériellement touché mon pardon!...

MARIANNE

Vous avez donc bien oublié quelle femme je suis pour demander que je me prête à un simulacre...

MAX

Vous ne me pardonnez pas?... Vous ne me pardonnerez jamais?

MARIANNE, désespérément lasse.

Oh! c'est féroce de me persécuter de cette manière lorsque, après tant de fatigues, je n'en peux plus!... J'attends Paulette d'une minute à

l'autre. Laissez-moi le temps de m'être un peu remise. Sortez!

En effet, vous avez à recevoir notre cousine.. J'ai eu tort, c'est vrai, d'être pressant, ce soir Nous trouverons un moment plus opportun d'ici à votre départ.

MARIANNE

Mon départ?

MAX

Oui. Quand vous en serez là, je réclamerai un entretien.

MARIANNE

A quel propos?

MAX

Ne devinez-vous pas quel besoin j'ai de vous exprimer mon immense repentir?

MARIANNE

Je vous tiens quitte pour l'intention.

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