ACTE III, SCÈNE IV 1 5" I
MARIANNE
Non, laisse!... Figure-toi que nous n'allons pas nous revoir : je pars demain.
PAULETTE
Déjà?
MARIANNE
Il est temps.
PAULETTE
Max n'a point tenté de te retenir?
MARIANNE
Je ne l'ai pas averti. Et je m'arrangerai pour ne pas me retrouver en sa présence.
PAULETTE
Comment pourras-tu?
MARIANNE
Il prend maintenajit son tour de veillée. Il se
sera retiré, je ne rencontrerai plus par là que la grand'mère, en allant embrasser mon fils pour un adieu de quelques jours.
PAULETTE
Mais oh iras-tu jusqu'à l'heure de l'express?
MARIANNE
Une récente conversation avec Max me décide à ne pas attendre si tard, contrairement à ce que je venais d'écrire chez moi. Je me servirai d'un train avant, qui n'arrive guère plus tôt à Paris, mais qui, du moins, m'aura enlevée de cette maison dès le petit matin.
PAULETTE
Et tu n'es pas encore déshabillée!... (Eiieôteâ
Marianne un vêtement de dessus, et lui met ainsi les épaules à nu.) Allons! couche-toi! (Elle a le mouvement de conduire sa cousine vers l'alcôve.)
MARIANNE, avec effroi.
Oh! non! pas là!... J'ai fait l'esprit fort vis-à-vis