‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 85 sur 130 · ACTE IV, SCÈNE II lyf · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II lyf

MARIANNE

Je viens d'arriver par un train où Ton ne m'attendait pas.

MADAME VILARD-DUVAL, dans un cri d'effroi.

Ton fils?...

MARIANNE

Il allait bien.

MADAME VILARD-DUVAL

Alors, c'est toi qui es malade ?

MARIANNE

Je voudrais être morte.

MADAME VILARD-DUVAL

Tu me bouleverses!... Explique- toi!

MARIANNE

Votre clairvoyance avait bien prédit que Max était capable de m'aimer encore !

Ij6 LE DÉDALE

Et tu souffres de Faimer aussi?

MARIANNE

Ma misère est pire que vous ne le soupçonneriez !

MADAME VILARD-DUVAL

Ma pauvre fille! Quand je te prêchais de Fattendre, j'avais cette prescience des cœurs qu'habite la foi. Si tu m'avais écoutée, si tu t'étais gardée libre, tu serais sur le point de te rendre à M. de Pogis...

MARIANNE

Maman! Prenez-moi en pitié!

MADAME VILARD-DUVAL

Viens! ma petite! Viens bercer ta peine dans mes bras!

MARIANNE, lui échappant.

Ne m'embrassez pas avant de m'avoir en-

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