‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 90 sur 130 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

dont ce ne serait pas fini que Ton disposât tour à tour!... Cela, non! Je ne le peux pas! Je ne le peux pas ! Je ne le peux pas !

MADAME VI LARD-D UVAL, i son mari.

Mais la laisserez-vous enfin!... Faut-il donc être femme pour sentir, jusqu'au fond de Tâme, la protestation qu'elle vous crie!

(Un coup de timbre retentit. Les trois personnages dressent la tête, en échangeant un regard d'anxiété tragique.)

VILARD-DUVAL, à sa femme.

Vous n'attendiez personne?

MADAME VILARD-DUVAL

Non.

VILARD-DUVAL, regardant l'heure.

C'est juste le temps d'être revenu. C'est Guillaume.

MARIANNE

Ah!

MADAME VILARD-DUVAL

Allez au-devant de lui. Déclarez que Marianne n'est pas chez nous.

MARIANNE

Et le portier qui s'est empressé vers moi ! Et le valet de chambre qui m'a ouvert!... Guillaume ne peut manquer de savoir ma présence.

MADAME VILARD-DUVAL, pressant son mari.

Retenez-le. Gagnez des instants! (A Marianne.) Passe dans ma chambre !

VILARD-DUVAL C'est cela ! (A Marianne.) Disparais. (Il son par le fond.)

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