‹ Le délire chronique: à base d'interprétationChapitre 4 sur 27 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis quelques années les délires à base d’interprétation ont été particulièrement étudiés par MM. Semeux et Capcras qui, dans une série d'articles (1), ont pris à tâclie d’en déterminer les caractères distinctifs, par MM. Dexy et Camus, qui ont présenté à la société médico-psychologique (2) un malade répondant fort exactement au type décrit par Semeux et CaPcras.

Mais tandis que Dexy et Cauus, sous le nom générique de paranoïa, continuent à rapprocher du délire par interprétation toutes les psychoses chroniques à délire systématisé qui évoluent sans hallucination, MM. Sereux et Capcras s’appliquent à démontrer que les interprétateurs seuls sont des paranoïaques, ils Les opposent notamment aux revendicateurs ou quérulants qu'avec Kræreun la plupart des auteurs leur associent encore.

(1) Serceux et Carcras, Ann. médico-psychologiques, 1902, p. 441, 24 fév. Revue de Psychiatrie, juin 1904; Encéphale, 1906, p. 129; Revue de Psychia-

trie, janv. 1908.

(2) Den et Camus, Ann. médico-psychologiques, juillet-août 1906.

LOHSTEE

De l'examen clinique des faits, il résulte pourtant que tous les intermédiaires peuvent exister entre les types les plus purs d’interprétateurs et de revendicateurs ; toutes les combinaisons sont possibles, Le délire des uns, les actes et la conduite pathologique des autres procédant directement d’un trouble congénital du caractère, d’ « une conformation psychique défectueuse » (SEGLas).

C’est ce que j’essaierai de montrer dans ce travail où j'ai pu réunir six observations nouvelles, grâce principalement à M. le D' Dexy, qui m'a autorisé à suivre dans son service de la Salpêtrière les malades des observations IT, IV

et V. C’est également à sa consultation que jai pu voir la malade de l'observation VI. Mais je lui dois plus encore peutêtre pour la complaisance qu’il a toujours mise à me faire profiter de sa fine et vaste expérience.

Le malade de l’observation I m’a été cédé par Me Long- Landry, interne des hôpitaux, et par M.le D'Cs. Bionpez, qui m'ont communiqué les notes qu'ils avaient déjà prises. Je tiens à leur en exprimer ici mes plus vifs remerciements. C’est encore mon ami Cx. BLoNnez, qui m'a mis en rapport

avec le malade de l’observation IT. Il n'ignore pas combien

je lui sais gré de l’aide cordiale qu’il m’a toujours prêtée.

Je voudrais, en apportant cette première contribution aux études de psychiatrie, témoigner du goût que jy ai pris dès ma première année de médecine, auprès de mon maître M. le Professeur agrégé E. Durré. Pour ses enseignements et pour sa bienveillante sympathie, je lui garde une sincère gratitude.

Je prie M. le Professeur Girserr-BaLLer de croire à toute ma reconnaissance pour l’honneur qu’il m’a fait en acceptant de présider à la soutenance de cette thèse.

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