‹ Le délire des persécutions [electronic resource]Chapitre 146 sur 234 · CHAPITRE HUITlflME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITlflME

plus de raison d'être, elle goiuernement finit toujours par être renversé. Malheureusement ce sentiment si énergique du droit n'est pas toujours bien inicrprété par les hommes. Les uns, n'ayant qu'une inlelligence bornée, ne peuvent pas comprendre que les exigences de la société ont dù faire assigner des limites au droit de chacun ; les autres, ayant peul-èlre un esprit supérieur, s'allribuent dans le«ir amour-propre excessif et leur vanité démesurée des droits que ni la société ni la loi no peuvent reconnaître; ces hommes, alors sensibles à la lésion de ce qu'ils croient être leur droit, protestent sans cesse, entament procès sur procès, sont aigris de ce qu'ils aj)pellent l'injustice des tribunaux, dépensent leur fortune, leur santé à la recherche de leur chimère ; toujours repoussés, ils adressent des pétitions aux chefs du gouvernement, étudient le Code jour et nuit, et finissent par perdre complètement le repos et le bonheur,

« On a vu de tels hommes , après quelques années de celle existence, éprouver un dérangement réel dans leur intelligence, et finir par avoir Tidéc fixe qu'eux seuls peuvent avoir raison; cette idée fixe même a eu malheureusement quehjucfois pour résultat une manie générale. Ils lancent des écrits injurieux et même obscènes contre les juges, qu'ils envelop|)ent de la même haine que leurs adversaires; ils résistent à l'exécution des décisions judiciaires en employant jusqu'à la violence : c'est alors qu'ils

sont présentés au médecin légiste. Je ferai remarquer que ces maniaques querelleurs sont indifféremment ou des hommes instruits, ou des hommes de la basse classe, ou des femmes, j?

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