OBSERVATION LXIV
Manie (les querelles. — IiisiiHes imayinaires. — Rixes iniillipliées. — riaiiUes. — Teiiclances erotiques. — Dérangement ijilellecliiel. — Placement dans un asile. — Délire de persécution. (Gasper, Traité de médecine légale, traduit par Gustave Germer Bâillière.)
Le docteur en droit L..., ùgc de quarante-deux ans, avait dcjcà, depuis plus de vingt ans, attiré sur lui, par sa conduite, raltenlion des magistrats. En 1819, il fut arrête à Leipzig, parce qu'il se battait avec un tailUîur; celui-ci chantait une chanson que L. .. croyait à son intention.
En 1826, 1827, 1828, il avait offensé beaucoup de personnes, se croyant offensé par elles.
En février 1828, il produisit dans le théâtre de Leipzig un scandale public , qui se termina par un coup de poignard qu'il doniui à un isiconnu, par lequel il se croyait offensé; il fut condamné pour cela à deux mois de prison.
Outre cela, pendant ces dix années, il déposa des plaintes nombreuses contre des personnes qui l'avaient soi-disant insulté; et même en un seul jour, le 26 janvier 1828, il fit trois plaintes; il est remarcjuable que, dans ces nombreuses plaintes, il cite toujours la loi saxonne de fan 1712 sur la vengeance personnelle.
En 1834, il fut renvoyé de Dresde, parce qu'il n'avait pas de légitimation. En 1837, dans une plainte contre fautorité, il employa des expressions si blessantes, qu'il fut condamné à une amende. Dans la même année, à Tœplitz , L... mena une conduite si scandaleuse au théâtre et dans la rue, qu'il fut mis à la porte.