CHAPITRE XEUVIEME
pages sans fin la rolalioii diffuse de ce qu'on lui fait endurer, et est pris d'une peur farouche à la ])cnsée d'une aggravation de son élat. En écrivant, il s'écoute délirer.
Comment s'apercoit-on |)rincipalement qu'un persécute abandonne jjetil à pelil toute sa systénialisation délirante et qu'il entre vraiment en convalescence? C'est par sa correspondance.
Conuneut constate-t-on que ce malade s'affaiblil inlellectuellement et qu'il tombe en démence? C'est encore par l'examen de ses lellres, lesquelles deviennent insignifiantes, enlautines , incohérentes, quoique conq)réhensi])les encore, et renfermant cà
et la quelques vestiges efflicés des arrogantes récriminations d'autrefois.
.rai eu la bonne forlune de posséder nnc immense collection de lettres et nn dossier assez volunnneux d'écrits de persécutés. J'en extrais quelques passages signiticalifs, afin de faire voir combien le délire est apparent et peut élre facilenjcnt reconnu.