‹ Le délire des persécutions [electronic resource]Chapitre 157 sur 234 · CHAPITRE NEUVIlhlE · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIlhlE

j'ai perdu do l'argent. Depuis ce temps-là, je n'ai pu rien entreprendre eu mon nom. Voyant cela, j'ai été obligée de m'associer, afin de faire quelque chose. Cela a été encore pire : on a influencé la personne qui est chez moi, afin que nous ne puissions pas vivre ensemble en bonne intelligence et que rien ne nie réussisse. Comme cette sreur connaît tous les moyens que l'on emploie en politique pour nuire, elle emploie ces mêmes moyens-là pour me perdre complètement ; elle a juré de me perdre, et afin de le faire plus complètement, elle a toujours employé des intermédiaires pour faire (outes ces horribles méchancetés; elle a beaucoup de connaissances de toutes conditions, et notamment des personnes de la police, des démagogues aussi; je suis suivie depuis bien longtemps; on contrôle loules mes actions, afin de m'empècher toule réussite. C'est au point que l'on prend fous mes fournisseurs pour les influencer en leur procurant des clients pour les avoir pour eux , afin de leur faire dire du mal de moi. Ceci n'est qu'une ruse de la part de mes ennemis, afin que ce soit un bruit général de médisances répandues sur mon compte, pour me faire perdre la considération des honnêtes gens. Lorsque je me récrie sur de pareilles injusiices, on me répond que je réve; que l'on ne pense seulement pas à moi; c'est afin de me calmer et que je ne dise plus rien, et c'est pour mieux me porler leurs coups dans l'ombre, parce qu'ils tremblent d'être découverts, et que l'on reconnaisse toutes leurs infamies tramées contre moi depuis longlemps ; car les lois françaises défendent d'attenter à la liberté individuelle. Je ue fais ici que réclamer mes droits et pas davantage.

" Je demande aussi à Monsieur le commissaire d'avoir l'extrème bonté de faire faire des enquêtes secrètes d'après les mdices que je donnerai, afin de découvrir leur perfide complot, tramé contre moi depuis six ans, et nolannnent de-

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puis l'été dernier. Dans la maison que j'habite acliiellenient, depuis (juc j'y suis, une voisine a désiré échanger son lo;]e- Dient de trois cents francs contre le mien de cinq cents francs , que je sortais de faire réparer, et j'avais dépensé près de deux cents francs. N'ayant pas voulu accepter sa proposition, depuis lon<{teinps on m'a fait toute espèce de méchancetés; cette mèn)e voisine m'a fait injurier par son enfant; elle-même a mis un rideau à la croisée du plomb, puis l'a retiré pour le remettre à sa porte, qu'elle laissait toute grande ouverte pour voir ce qui se passait sur le carré et savoir quand je sortais; c'était un espionnage continuel de sa part ainsi que pour savoir quand je sortais; elle a mis pendant trois ou quatre jours un pot de lleurs dans le plomb. Je ne lui ai rien dit de tout cela; je l'ai méprisée et n'ai plus reçu sou enfant, attendu que plusieurs fois il a nuuKjué de se jeter par la croisée, et chaque fois qu'il venait il me rayait mes meubles et d'autres petites malices. Seulement j'ai dit au concierge tout ce qui s'était passé à ce sujet. îl m'a répondu que ce n'était pas pour avoir mon logement (jue celte voisine m'avait fait faire toutes ces méchancetés; qu'il ne savait rien de tout cela, et ce n'est qu'au mois de février que ce mènie concierge a dit à !a personne que j'ai chez moi que j'avais pris ce petit garçon en grippe. J'ai méprisé tout cela, mais voyant que la haine augmentait de la part de mes ennemis, et que cette voisine était toujours dans la loge, j'ai dit au concierge qu'il avait attendu bien tard pour dire que j'avais pris le |)elit garçon en giippe. Il ui'a répondu qu'il n'avait jamais parlé de cela, et moi je n'ai pas craint de lui demander cela devant celte même voisine et devant son enfant, qui ne perdait pas un mot de ce que je disais.

» Je réclame de votre bienveillante bonté. Monsieur le commissaire, de faire découvrir par des enquêtes toutes les

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