CHAPITRE XEUVIKME
des employés de l'octroi peu scrupuleux. Vainement oserat-on pn'-tendre que je suis fou, ou attribuer à mes plaintes, hélas! bien légitimes, un but peu lioiu)rable, comme celui d'obtenir de l'arjifent. I.a conduite de la police est notoire, tout est public; des assemblées dilïamatoires ont été tenues chaque soir et se tiennent encore avec son concours, — des employés malhonnêtes de l'octroi y assistent. Des agents secrets viennent tout autour de mon bureau, à Bercy, exercer contre moi leur iiilàme métier. L'n dimanche, j'ai surpris le secrétaire du connnissaire de la rue de Fourcy tenant une de ces assemblées diffamatoires. Si je ne suis plus assez n'c/ie pour obtenir justice, que la responsabilité du meurtre que je commettrai retombe sur la tète de ceux qui, me devant aide et protection, me les auront refusés. Depuis assez longtLUjps je me plains, depuis longtemps j'aggrave ma situation par mes tourments, j'ai assea souvent nonniié les intermédiaires de cette police qui agit à l'iusu de M. le prélct; des agents et autres nous suivent partout, ma sœur et moi; encore une fois, justice. Les magistrats ne sauraient abandonner des personnes tranquilles à la merci des misérables.
» J'ai l'honneur d'être, etc.
» MlCHlîI, DE S.-J.
T. Paris, 22 avril 18C0. — Rue L., 15. »