‹ Le délire des persécutions [electronic resource]Chapitre 160 sur 234 · OBSERVATION LXXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXXI

Idées de pcrséculion. — Ilalliiciiiiilions de l'ouïe. — Lellrc. — Tciulauces homicides.

a Monsieur le Procureur général près la Cour impériale

de Paris.

)i Monsieur le Procureur général,

V II se passe journellement dans Paris des faits d'une telle gravité , qu'on se demande 5/ ce n'est plus qu'à prix d'argenl qu'on peut obtenir sécurité, tranquillité; des gens sans moralité, assez riches pour acheter des complices, oui soudoyé des agents subalternes de la police pour les faire concourir à la satisfaction de la plus implacable vengeance. Parce que mon père, avocat, aurait fait condanmer pour cause de vol des familles de la Provence, parce que j'aurais actionné devant la justice d'Alger des employés pour abus de conGance (pièces authentiques entre mes mains), parce que j'aurais porté plainte pour la perte de mes propriélés, due aux erreurs de l'administration de cette colonie, faut-il que des secrétaires de la police de la Seine et les agents me fassent suivre jour par jour par toutes sortes de gens sans aveu, colportant les plus infâmes calomnies, poussant les uns au meurtre, les autres à me l^ire perdre mon emploi, invitant tout le monde au plus vil des espionnages, gagnant enfin des voisins pour répéter avec mille mensonges toutes les paroles que je prononce chez moi à

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