ESS
aigus se produisent (31) sous forme : 1° de délires hallucinatoires qui peuvent se classer ainsi (32) : a) délire aigu (33) ; b) délire suraigu ou delirium trémens (34) ; c) délire subaigu (35) ; d) délire de Korsakoff (36) ; e) délire d’interprétation (37). 2° d’impulsions (38). B. Chroniques : l’alcoolisme présente des troubles permanents, physiques (39)
et psychiatriques (40) avec des réactions antisociales nom-
breuses et violentes (41).
8 2. — L’alcoolisme aigu est constitué par une intoxication passagère (43). Il peut être : 1° anormal (44) ; 2° normal. |
Il existe un accès normal type que l’on divise généralement en trois phases : d’excitation, de dépression, et comateuse (45) qui, dans la réalité, présente des variations (46). Les réactions antisociales sont toutes caractérisées par la paralysie des inhibitions (47). Son diagnostic peut prêter à des confusions (48). L'examen biochimique peut donner des résultats précis (49).
Mais, actuellement, le plus pratique et le plus sûr paraît être encore l’examen clinique consciencieux.
20. GÉNÉRALITÉS. PLAN. — La cause immédiate du délit alcoolique, c’est l’alcoolisme lui-même, envisagé comme phénomène psychiatrique. Mais, pour avoir un aperçu complet du mécanisme de ce délit, il nous faut remonter plus haut, il nous faut rechercher dans nos mæurs les causes mêmes de cette intoxication et faire précéder l'étude psychiatrique d'une étude sociologique.
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SECTION I
L’Alcoolisme, fait social
$ 1. — L'alcoolisme a ses racines dans des obligations sociales.
Dans nos Sociétés actuelles, et plus particulièrement
‘en France, l'alcool occupe une place d'honneur, solidement
soutenue par la mode comme par la tradition.