CHAPITRE IV
bétc netfe et de tout oiseau net , et il offrit des holocaustes sur Taute].
21. Et rElernel flaira une odeur qui Tapaisa, et dit en son cœur : Je ne maudirai plus la terre à F occasion dos hommes; car F imagination du cœur des hommes est mauvaise dès leur jeunesse ; et je ne détruirai plus tout ce qui vit, comme j'ai fait.
22. Mais tant que la terre durera, les semailles et les moissons, le froid et le chaud, Tété et Fhiver, le jour et la nuit ne cesseront pomt.
LA TRADITION CHALDÉKNNE* .
Après la mort d^Oliarte, son fils Zisuthros régna pendant dix-huit sares ; pendant son règne eut lieu le grand déluge. Or, voici la tradition qui en a été conservée : Cronos lui apparut en songe et lui dit que, le quinzième jour du mois daïscos, tous les hommes périraient à la suite d'une inondation. Il lui ordonnait d'écrire Fhistoire du commencement, du milieu et de la un de toutes choses, et de Fenfouir dans la ville du soleil, Sippara. Puis il bâtirait un navire à bord duquel il se rendrait avec sa famille et ses plus intimes amis; il y ferait provision de vivres, y ferait entrer des animaux, soit des oiseaux, soit des quadrupèdes; et quand il aurait tout préparé, il mettrait à la voile. Lorsque Zisuthros demanda comment il ferait pour naviguer, Cronos lui répondit qu'il fallait d'abord prier les dieux pour qu'ils fussent propices aux hommes. Il ne désobéit pas, mais il bâtit un navire long de cinq et large de deux stades ; il y rassembla tout ce qui lui avait été ordonné et y embarqua sa femme, ses enfants ainsi que ses plus proches amis. Le déluge alors étant survenu et ayant
' (ïoorge Sync.'IIe cile celle (ladiliun selon Alex. Polyhiaior, qui l'a tirée de néroson. Voir Ricbler : Bn-osi Chalàforum historuF quo" mpfr.vtnt . p. 5*1-58.
21t LE DÉLUGE.
cessé peu de temps après, Zisuthros lîicba quelques oiseaux; mais, ronime ils ne trouvaient ni nourriture ni aucun lieu où se percher, ils retournèrent au navire. Au bout de quelques jours, Zisuthros lâcha de nouveau les oiseaux ; ils retournèrent au navire les pieds pleins de limon. Mais ayant été envoyés pour la troisième fois, ils ne revinrent plus au navire. Alors Zisuthros comprit que la terre commençait à paraître de nouveau. Il détacha donc une partie des planches du navire , et , voyant qu'il avait • abordé à une montagne, il sortit avec sa femme, sa fille et le pilote. Il baisa la terre, éleva un autel, et fit des sacrifices aux dieux ; puis il disparut avec ceux qui étaient sortis avec lui du vaisseau. Gomme il ne retournait point, ceux qui étaient demeurés dans le navire en sortirent pour le chercher et rappelèrent par son nom. Cependant ils ne virent plus Zisuthros, mais ils entendirent des cieux sa voix qui leur commandait d'être pieux, car il était maintenant auprès des dieux , chez qui il avait sa demeure à cause de sa piété; sa femme, sa fille et le pilote aussi participaient à sa gloire. Il leur commanda de retourner à Babylofie et d*y déterrer, selon la volonté du sort, les écrits enfouis à Sippara, et de les livrer aux hommes ; il leur raconta qu'ils étaient dans FArménic. Ayant entendu cela, ils firent des offrandes aux dieux et allèrent à pied à Babylone. Une partie de ce navire qui avait aborbé en Arménie , se trouve encore sur la montagne des Corydées. On en tire du bitume qu'on ratisse du navire pour l'employer aux sacrifices expiatoires. Quand ces hommes furent venus à Babylone, ils déterrèrent les écrits à Sippara, ih rehâtirent l'ancienne Babylone, fondèrent beaucoup àe villes et élevèrent des temples.