Chapitre 8. — 1. Il se fit un silence dans le ciel
(Voir le mythe du combat des dicu.v et des Titans : u Tout d'un coup le combat cessa, h)
7. Il y eut une grêle et du feu môles de sang, qui tombèrent sur la terre ; et la troisième partie des arbres fut brûlée, et tout ce qu'il y avait d'herbe verte.
(Le nombre trois qui joue, comme on sait, un très-^rand rôle chez plusieurs peuples de l'antiquité, est sans doute employé ici pour un nombre indéterminé. D'ailleurs, il est question de cet incendie de forêts non-seulement dans le mythe du combat des dieux et des Titans, et dans celui de Phaéton, contenant, comme je l'ai déjà montré, une description poétique du bouleversement de l'Atlantide, mais aussi dans les traditions celtiques et dans la prophétie de la Vala.)
GITAPITRE X. 285
8. On vit comme une grande montagne Imite en Jeu, qui fut jetée dam la mer.
(Ceci fait penser aux énormes rochers lancés par les géants selon la mythologie grecque.)
9. Et la troisième partie des créatures qui étaient dans la mer, et qui avaient vie, mourut; et la troisième partie des navires périt.
10. Et il tomba du ciel une grande étoile , ardente comme un flambeau ; et elle tomba sur la troisième partie des fleuves et sur les sources d'eau.
(Cette image d'une étoile tombée du firmament ainsi que Timage d'autres étoiles tombant aussi du firmament, et mentionnées dans l'Apocalypse, semble avoir été tirée de la mythologie persane qui attribue le déluge à la chute d^une étoile. Voj^ez aussi la prophétie de la Vala, XIV, 51, où il est dit que les étoiles resplendissantes disparurent du ciel. Ces passages, qui parlent à plusieurs reprises d'étoiles tombant du firmament, sont très-caractéristiques; car il est clair que lé déplacement d'axe ayant fait disparaître du ciel une partie des constellations jusque-là connues, les hommes d'alors, dont les lumières étaient très-bornées, et qui regardaient la terre comme immobile, durent nécessairement croire que les étoiles étaient tombées, ou, pour me servir de l'expression du mythe du combat des dieux et des Titans, que la voûte du ciel, c'est-à-dire le firmament, s'était abaissée, s'était écroulée; ou, pour me servir des expressions de l'Apocalypse même, que le ciel s'était retiré comme un livre que Ton roule.)
11. Et le nom de cette étoile était Absinthe, et la troisième partie des eaux fut changée en absinthe, et elles firent mourir un grand nombre df hommes parce qu'elles étaient devenues amères.
(Il est tout naturel que l'eau fût corrompue en plusieurs endroits par les terribles tremblements de terre qui devaient accompagner le déplacement d'axe. Nous en avons aussi
une preuve en miniature, mais trèft^intéressante , dans le tremblement de terre du 3 avril 1841 , qui a déterminé la corruption des eaux d'un puits dans le dudié de Schleswig. -Le bouleversement de Sodome et de Gomorrhe et la formation du lac Asphaltite confirment encore cette opinion.)
V2, Kt la troisième partie du soleil fut frappée, aussi bien que la troisième partie de la lune, et la troisième partie des étoiles ; de sorte que cette troisième partie étant obscurcie, le jour aussi bien que la nuit perdit le tiers de M lumière,
(La mythologie des Scandinaves a aussi son Ragnoro^ h'ur ou crépuscule, et les traditions égyptiennes et chinoises racontent que, pendant le déluge, régnait an chaos où les jours et les nuits se confondaient)
Chapitre 9. — 2. Et il ouvrit le puits de Fabfme; et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise; et le soleil et Fair furent obscurcis de la fumée du puits.
11. Et elles avaient pour roi Fange de F abîme, appelé en hébreu, Abbaddon, et en grec, ApoUyon.
(Quoique les images de guerre et de peste soient tellement entremêlées au chap. IX de FApocalypse qu'on ne puisse les distinguer les unes des autres, le verset 8 du chap. VI nous prouve néanmoins que Fauteur de FApocalypse considère la guerre et la peste comme appartenant au dernier jour. 11 est très-probable que les peuples se soient fait la guerre pendant la terrible catastrophe du déluge qui dura à peu près une année, et cette hypothèse se trouve confirmée par la prophétie de la Vala et la mythologie des Celtes. Qu'aussi la peste ait régné à cette même époque, c'est une chose très-vraisemblable. Ainsi les Grecs ont attribué ce fléau à Apollon, le soleil personnifié, ce qu'on peut voir chez Homère au commencement de F Iliade, où le pr(Mre Calchns attribue au courroux d*Apollon la