Elle avait une grande et haute muraille
16. La ville était bâtie en carré, et sa longueur était égale à sa largeur.
Chapitre 22. — 1. Après cela l'Ange me fit voir un fleuve d'eau vive, claire comme du cristal.
2. Et au milieu de la grande place de la ville et sur les deux bords du fleuve était l'arbre de vie.
(Ce passage nous apprend qu'un fleuve parcourait la ville, et en comparant cette description de la Jérusalem nouvelle avec Babylone, décrite chez Diodore de Sicile, II, 7, sqq., et chez Hérodote, 1, 178, sq., on aperçoit une ressemblance remarquable entre ces deux villes. Toutes deux étaient bâties en carré, de sorte que la longueur était égale à la largeur; toutes deux étaient environnées d'une haute muraille et divisées par un fleuve. L'image de la nouvelle Jérusalem semble donc avoir été tirée de l'ancienne Babylone historiquement connue, c'est-à-dire de Babylone rebâtie après le déluge.)
En comparant les traditions et les mythes déjà cités, les prophéties du boulercrsement et du renouvellement du monde que contiennent les mythologies celtique et Scandinave, avec les images de la révélation, le lecteur non préoccupé comprendra facilement que le déluge, quelle qu'en ait été la cause, a été accompagné des plus violents phénomènes volcaniques, mais que jusqu'à présent on a eu des idées tout à fait vagues sur cette catastrophe, parce qu'on a expliqué d'une manière toute fausse rÉcriture et surtout la relation mosaïque, qui ne s'occupe que des phénomènes diluviens de cette catastrophe. Il y a encore une autre circonstance qui sans doute a beaucoup contribué à faire persister les savants dans cette fausse opinion et à leur faire négliger l'idée que l'auteur de la révélation ait emprunté ses images à la catastrophe du déluge. En jetant seulement un coup d' œil fugitif sur les figures de l'Apocalypse, on est tenté de croire que celle-ci ne parle point des inondations de la mer, mais seulement des phénomènes volcaniques^ ou, pour me servir des paroles de l'Écriture mi^me, qu'elle mentionne seulement la destruction du monde par le feu. Cependant il n'y a aucun doute que les anciens n'aient cru que les plus terribles inondations accompagneront cet embrasement du monde. C'est ainsi que la prophétie de la Vala, dont la conformité avec l'Apocalypse est évidente, dit que la terre s'engloutira dans le sein (le la mer et en ressortira ensuite, et plusieurs images de l'Apocalypse, le témoignage de Jésus-Christ confirment celle opinion. Plusieurs figures de la révélation, surtout le verset 13 du chapitre XII, et le premier verset du chapitre XXI, semblent indiquer que la mer, après avoir quitté son ancien lit, s'en est creusé un nouveau; le verset 13 du chapitre XX semble même parler des hommes noyés dans le déluge. Non-seulement J^^t^^-C/iW^^ assure (Matth. , XXIV, 37-/il;Luc,XVII,26-27) que, lors del'avénement du fils de l'homme, il y «nra les n]êmes phénomènes qu'aux jours de