‹ Le déluge;Chapitre 181 sur 187 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

» relativement à la forme du crâne, il se présente trois » types généraux nettement prononcés, auxquels Pritchard » a donné les dénominations bien choisies de forme ovale, n forme prognathe et forme pyramidale. La dernière de ') ces formes caractérise la race mongolienne et Taméri- ') caine. La grande affinité qui existe entre ces deux races » D*a échappé à F attention de personne : aussi n'y a-t-il " nul doute que ce soient seulement les rapports géogra- " phiques qui ont empêché les anthropologistes de les conyA sidérer comme deux différents degrés de développement » de la même race principale; c'est à la race américaine '> que ses joues plus saillantes, son front plus bas et plus n étroit assignent le degré inférieur. Il fallait par consé- « quent, selon F opinion régnante de l'origine gérontogéique n de ces races , considérer Faméricaine comme une varia- » tion de la mongolienne qui , par Fimmigration dans cet n hémisphère, était descendue du degré de développement » supérieur qu'elle occupait dans le pays d'où elle tire son '} origine. Mais à une pareille opinion s'oppose le défaut » total de quelque monument d'un ancien développement » supérieur parmi les peuples de toute la partie orientale » de F Amérique méridionale. Si F on considère , au con- » traire, que la nature procède habituellement de F impar- )) fait au parfait; que cette partie du monde est, sous le » rapport géologique, antérieure au monde vulgairement » appelé ancien; enfin, que Fexamen de la caverne en n question conduit à admettre la présence de F homme dans n cette partie du monde depuis le temps le plus ancien, n ainsi que la conservation invariable du type primitif de n ses habitants, ou conviendra, je pense, qu'il y a de bonnes n raisons pour émettre, à côté de conjectures encore moins ') bien fondées, une opinion qui amènerait le renversement n total du rapport chronologique établi jusqu'à présent ' entre les deux races dont nous parlons. L'opinion que jp viens d'émettre se fonde sur des raisons trop insuffi-

i> gantes pour prétendre à la faire valoir, mais elle me » parait néanmoins asseï importante pour espérer qu^on-^ n la trouvera digne d*étre prise en considération. »

Outre les restes humains mentionnés ci-dessus, on en a aussi trouvé dans beaucoup d'antres lieux; par exemple, dans plusieurs cavernes de F Allemagne, comme celle de Zahnloch et de Gailenreuth ; de même, dans différentes cavernes de 1* Angleterre, dans le Comouailles, dans le Sommersetshire , à Glamorgan, dans le Yorkshire. Les naturalistes n'ont jusqu'ici pas pu tomber d'accord pour décider si ces restes humains appartiennent à la catastrophe du déluge ou non. Une dispute non moins vive s'est élevée sur les brèches osseuses de Gibraltar, sur les restes fossiles d'hommes à la Guadeloupe, etc.; mais quoique la plupart de ces restes puissent être rapportés avec certitude à des périodes plus récentes que le déluge, pourtant il s'en faut de beaucoup que la question soit décidée * ni sur les restes humains trouvés dans les cavernes de r Allemagne, de la Belgique, de la France, ainsi que par M. Lund en Amérique, ni sur un bateau d'une construction très-simple et quelques armes de pierre trouvés enfouis sous les couches sablonneuses du Brandebourg ( près de Kreuzberg); ni enfm sur la caverne dans le Marsch, au pays de Schleswig , caverne décrite par M. Forchhammer. Où les faits sont si extraordinairement douteux, l'histoire a le droit de faire valoir ses prétentions. Elle exige impérieusement, comme je l'ai montré, que le genre humain ait survécu à la dernière grande catastrophe du globe, et que l'Europe ait été habitée avant le déluge. 11 serait donc trèsdésirable que les ossements fossiles d'hommes, trouves en différents lieux de l'Europe, fussent soumis à un examen consciencieux. Mais avant tout il ne faut pas perdre de vue, dans un tel examen, les circonstances importantes,

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