CHAPITRE VII
2. Qu'immédiatement avant cette inondation les climats ïtaient tout aussi variés que de nos jours, mais que le changement qui s'est opéré dans les régions boréales qui ouïssaient auparavant du climat des tropiques, résulte des mêmes causes qui ont produit T inondation ;
3. £t enfin qu'il est non - seulement possible, mais très-probable, que, lors de cette inondation et de ce changement de climats, la terre était peuplée par une race humaine qui n'a pas entièrement péri dans ces révolutions, de sorte que ce que nous enseigne FÉcriture Sainte sur le déluge se trouve confirmé dans ce qu'il y a d'essentiel.
De la solution de ces problèmes dépend l'interprétation de plusieurs phénomènes géologiques très-intéressants. Nous aurons à traiter en particulier des êtres organiques, et surtout des mammifères d'un ordre plus élevé enfouis dans des terrains diluviens, ainsi que des circonstances les plus remarquables au milieu desquelles on les a rencontrés *.
I William Bockland a fait la descriptioa la plai détaillée dei terrains dituviem et dei débrii d'animaas qai s'y trouvent, dans loa fameut ouvrage : Reliquite diluvianœ or observations on ilie organic remains, contained in caves, fissures and diluvial gravel , and on other geological phenomena attesting the action of an univertal deluge. Londoa , 1824 , 2* éditico. Dam cet oovrage, Hackland a démontré l'eiittenca dei terrains diluviens non-aeulemnt dans tout les pays d'Europe, mais aussi dans les antres parties dn monde. Voici sa définition des terrains diluviens , page i2 : <> I apply it to those extensive and gênerai deposits of superficial loam and gravel, whicb appear to hâve been produced by tbe last great convulsion, tbat bas aifected our planet, and with regard to tbe indications aifurded by geology of sucb a convulsion, I entirely coincide with tbe views of M. Cuvier in considering as bearing undeniable évidence of sucb a récent and transient inundation. » Dans son ouvrage : Discours sur les révolutions de la surface du globe, 5* édition, pages 288-289. Cuvier explique ces formations de la manière suivante : a Les couches les plus superficielles, ces bancs de limon et de table argileux, mêlés de cailloux roulés provenns de pays éloignéi et remplis d'ottementt d'animaux terrestres en grande partie inconnus ou au moins étrangert, temblent turtoat avoir recouvert toulei let plaines, rempli le fond de toutes les cavernes, obstrué loatei 1m fentei de rochert qui se sont trouvés k leur portée. Décritet avee un toin partiealiwr par M. Buckland tout le nom de dUuvium, et bien différentes de cm Mitrii feniifcM également meubles, tant cesse déposées par les torrents et par let fliWHA«^WktMk» tiennent que des ossements^' unimànx do pays, et que M. l!lQcV\tt4 ^Mi)^ «W^\lk ^IM%
5î LE DKLIWÎE.
Lv mammouth [t'kp/tft^ primigruniv) esl un des animaux les plus remarquables du iiiandf^ anlrililuvien dont on ail Irotnr des reUes en louis dani^ les iprruiiTs dîl miens.
It l'tait Vï>isiii a bien des égards de Vfh'/f/mni drs Inde^, qu'il surpassait cepeiidanl en grandeur, puisqu'on lui assigne de i à me 1res de haut sur une longueur proporlionnée. Ses défenses courbées, dont on a fréf|ueninient trouvé des restes, onl jusqu'à 5 métrés de long, l^ue autre espèce {ekphm jubaim) était couverte d'une laine rousse et avait une erijiiêre noire. La Sibérie est la contrée oîkfl Ton a trouvé le plus de restes de mammoutb, et les liabi* tants de ce pays^ surtout les Samojédcs et les Tongouses, racontent les choses les plus fabuleuses sur le compte de ces animaux. Ils pîvraienl, selon eu\^ dans des souterrains, où ils se creuseraient des passages et se nourriraient de terre. Jusqu'ici on n'a pas trouvé de débris de mammoutb dans les pays qu'babite l'éléphant d'aujourd'hui, d'où il faut conclure qu'à aucune époque ces animaux n'ont vécu ensemble ; en revanche , on rencontre assez fréquemment des mammouths en Amérique et dans presque tous les pays de l'Europe, en Angleterre , en Espagne^ en France,
A'ailnHum . «Hei fwTmt'nl aujnur«|''huE , lui yeni de lout le» gécik»gu4^B> ia prture ttt jilttt étidenU dt tùiouànlion itnnnfnse qui a été la dernière df$ miaslrophe» Hh
Ajuil moî-inéine coDSJicrc na M>in (ool partîcolifr ci ri^tade des lermittt de ittin*jpoH do Nord { HnMfiitpitntfurpaiJudcrne ), qat, nÎDti qu'on l« verri par Ea soite, u» ttat tftif d«> foi-mfclîonf dlluvienDei, je nlièaite pas i m6 ranger à In Ibéurie de EJuckhiid et d^ Cof i«r dADi te 4}u't-91e a d'esBÉfolie] ; muis^ d'un Autre và\é, je piSDM lusii que Içs furmatioui dilukiiiMim» q« loul p&i 1v rt^gultal d'tiae tpu\t ^ main dt; plaïkar» cataslr^hti fièititûks surtm^iti! à di ffrrentts èpùqut'ty it parlaife à c«l égard l'opEDÎOQ êmiit JM plotieaT'i iiQlpqr* mod^rneB, et en pârlimli^r p«r OmaliuR d'HkIkKjs, qui b'eiprini« aijui {^Ktétnmts de tiéotogk ^ S^ f<dtLïciQ ^ Pniii, LK3&^ § ljS4 ) : h Toaterois, L] y a lîf a d< croire iioe \t^ diven àvfols que DCiiie> ïiods raiigêi dini le f^rraiii diïuritn bqiiI le ré» «tilUl de pbiEi'arfi vi\ mun d'une deole (r«la«|rophe ; mua celte circonslaiicci ne t'oppote pi* k et ({ue UQiiE contiiiaionH de c^^miit^Kr le hom de déluge coinine e^Bpp1ic|uAa| à h dejr&iére de cej révoluliatiB^ et qnt' notig. t>n ri''cbeichkiD& Jcs caoïe» lam rriiindrede dobI ftpp«f«r d«» tfftXt EfDl pfovîeDdrjtieal ct« calaKtropbea amEL^korei, poinquif lotit ntm* pra«v« , ainsi que l'on vrrra ri-apréi . qu* r« fnf^!l*^•(^^4<'.lr ètaiettl den ptitHOtHmet de ^ même ttatuff proilaits fmr Itt m-rotti taii^ies, v ^