CHAPITRE VIII
trompe jamais, que ses lois sont toutes sages, et que les anomalies que nous rencontrons parfois dans la nature ne relèvent pas d'un ordre moins parfait, mais sont dues à des circonstances particulières. Loin d'en conclure la possibilité d'une erreur de la part du Créateur, nous sommes au contraire obligés de reconnaître que partout dans la création se manifeste la haute sagesse qui est inséparable de ridée de l'Être suprême. Dès lors les dimensions des
éix pasMges wannéï* de eomètot dam lea limites de l'orbe de la terre, c'eit-i-dire peatétrt l'airivée ao périhélie de tiy à cept comètes dans de tellei coBdilioBs, toufea les cbaBces de reocontre de la terre par au de ces astres devaient être atteintes approûma- Hvement en trois millloos d'années : d'où résulteraient , pour notre hypothèse, toutes les conditions de certitude qui peuvent dériver de cette sorte de calea).
s Mais les détails de toute cette étude ne peuvent cire donnés ici : ils feront partie d'un ouvrage qui dépasse de beaucoup les dimensions ordinaires d'un Mémoire , et que l'anteor se propose bientôt de publier. Il renfermera , outre ces principes généraux et la recherche des équateurs, des considérations particulières sur les oscillations du niveau des mers à chaque variation de vitesse , sur le déplacement des glaces polaires et l'explication du phénomène des blocs erratiques d'uprés la position exacte de ces pôles à diverses époques ; enfin sur la elimatolo^ie de chaque époque , qui a dû varier dans son essence même par l'inclinaison diverse des équateurs sur l'écliplique , inclinaison don on peot retrouver les limites approximatives , et qui est à nos yeux le principe des différences si remarquables et si paradoxales qui existent entre les espèces organiques des divere âges. Nous donnerons ici une mesure de la portée de ce noofeaa point de vue en ùidiqiMDt , par exemple, que l'équateor de l'époque si caractéristique du terrain houiller était absolument perpendiculaire à l'écliptique.
• A cet ensemble des faits de la géologie physique vient concourir et se lier une théorie, nouvelle aussi, des faits chimiques de la surface du globe . comprenant la question des granits, des volcans, des eaux minérales, des filons métallifères, et celle de ces WMtM dohaaffements signalés d'une manière intermittente par la transformation des lochea ; ton exposé pourra faire l'objet d'oue note spéo'tale, si celle-ci n'a déjà poiaf trop fatigué l'attention de l'Académie.
» Enfin, par suite de la précision et de l'opportunité de ces mêmes résultats géologiques , îl était Impossible de ne point aborder l'application du principe des chocs aux faits gé- Déraax de l'astronomie. S'il était démontré pour la terre , il devenait par là même certain poar tontes les planètes, peut-être dans an autre ordre pour le soleil lui-même ; et la coa«ordaBee entre lea moavemenfs des satellites et la rotation planétaire indiquait que le a£m« principe n'était pas étranger à la production même de ces corps. Noos avons dû aborder eonjecturalement ces questions , si élevées cependant au-dessus de nos forces et de l'objet spécial de nos études ; tout en y cherchant une précision que les hypothèses les plus Mcréditées ne nous paraissent point encore fournir, nous ne les avons traitées qu'avec l'extrême défiance et la brièveté que notre iasuffîsance nous imposait : les savants pourront juger bientôt si nous avons été heureux dans cette recherche , où l'imaglaation doit avoir encore, quoi que l'on fasse, une si grande part. >
TU LK DJ'M.tr.H 1
animaux antêflîluvienîi et leur prodi^teu.se fréquence doivent avoir Pk* en rapport aver Tt^'lendue dt? la surface solide du «{lobe à celle ê|>oque. Il esl vrai que ^ mt^mc en suppojiani que l'homnii* nil étii contemporain de cùs animauv« ceux-ci n'otil j^uere pu ^Ire hiquîéles par lui, atleiKÎu que les races de notre espèce étaient probablement moins répandues et moin» nombreuses alors qu'elles iW le sont actuellement. Kii considérant le nombre et les proportions e\lraonlîJiaire.s des animaux antédiluviens, oiî se demande tu \ulontai renient si les rofiiinenfs à ûefk t'p&jia vUHaintt pftx p/nx èietidus que tmiintenant, et le résultai des recherches les plus exactes nous conduit h vhi^Qwàn aHlrmatiiemenl.