CHAPITRE XI
s* opérer que pendant les premières périodes da développement de la terre, lorsque toute sa masse était encore, sinon fluide, du moins flexible, et qu'aucun être organique ne pouvait exister. Je commencerai par faire observer qu'il est attesté par de nombreuses preuves géologiques que Técorce du globe a subi des altérations très-considé^ râbles à des époques géologiques très-récentes. C'est ainsi que plusieurs parties de la Méditerranée se sont élevées pendant la période actuelle d'environ 650 mètres au-dessus du niveau de la mer. A la même époque, la grande plaine de l'Europe orientale a été exhaussée. C'est d'ailleurs un fait incontestable que l'écorce du globe n'a pas encore de nos jours acquis assez de solidité pour résister à l'action des forces intérieures, puisque nous avons vu dans les temps modernes des parties considérables de territoire se soulever, les unes subitement, comme la côte du Chili en 1822, les autres lentement, comme certaines parties du DanemarL Dans certaines contrées, comme au Groenland, le sol s'affaisse, tandis qu'il s'élève et s'affaisse alternativement dans d'autres pays; il en est ainsi dans plusieurs districts de la Suède et de l'Italie. Il est clair par conséquent que l'écorce du globe n'a pas perdu toute sa flexibilité. Quant aux mesures de degrés, qu'on n'a faites que dans quelques endroits, elles prouvent seulement la forme sphéroïdale actuelle du globe, mais n'autorisent en aucune façon à conclure que telle était la forme du globe à l'époque du déluge, qui est éloignée de nous d'au moins 4200 ans ^. L'objection en question me parait ainsi plus apparente que fondée. Je prétends même que l'examen des particularités du globe conflrmera la possibilité d'un déplacement de Taxe.
< Les metorM de degrés les plos importantes sout celles qu'on • faites en Franee et en Lapoaie pour s'assurer de rexactitode des aDclennes mesnres, ainsi que celles qoi e«| en lieo aai Indes, en Angleterre, dans le Hanovre, en Russie et en Danemark. Elles ont tonte» été faites par des savants do premier rang , munis des meillf ors instruments, et
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I^»s niati»*rf» qui rornposenl adm'llemf*nt les parliez solides du globe riafeiit «rabordî comme je Taî déjà fait obscrvi?r, dissoutp^ et répandîtes dans TespaL'e à l*étal de gtt?; mais, m se rondrnsant plus tard» elïps ont dn subir firs fombitiJiiaons violentes propres à en altérer a tout momujil ré<|i*ilibro. H est par conséquent peu vraisemblable que ces matières si peu eobérenleji aieoti dans cet état primitif, été animées d'un niouiTiiient rota toi rc autour de leur axe. L'idée qtie nous nous formons de ri'ltre-Snpréme et des lois éternelles de la nature s*oppose k la supposition que le Créaleur serait intervenu arbitrairement dans le déveïoppemejji du globe pour produire ce mouvement de rotutioru 11 mepaniil donc plus probable el plus conforme
I %¥(K «a ■olu qui a« IéIim tutati daute »ur (eur injurtîtiidr. En campuraùl la degiièaig ' ti kqaitrièrae (buloane 4^ lu taljle nyaujitiqu» rnulcuiii' lLauj r.lttrauainie |)opuiijiIro dt \l. \\\ Hf^r»ch<>1l, et que noui r^|]ruduJftutii iei ^ on i#rrâ que lu liiivgupijr d'un û#^ti tugmrtilo D mesaie qin'tta «pprincLe' du ^ù\e ; qu'elle ni k ion niatimoim prci au fàle^ m miaioiuin ver» t'i^quateurr de ««ri? ([«'M ett bien t'^îdenl que le glfulie i>»t do «pbé- [iDÛlfl. UaJJi cela u'aiilorUii pai jn coitc|miIf>n qu« la ^Icbi- ti'fi paj |iu muit un« Mutri h*rm€ i un* i?jitnt|ue plut reculi^p.