CHAPITRE XI
Les résultais des difTérentes mesures de degrés non plus que la forme aplatie du globe près des pôles ne sont donc pas un argument irrésistible contre la supposition d*un déplacement d'axe, et encore moins contre un déplacement qui suppose que les points de jonction du méridien de Ferre et de Téquateur ont été transportés tout d'un coup du pôle dans leur position actuelle, puisque dans cette hypothèse , une plus grande partie de la surface du globe a dû conserver son ancienne distance du centre, tandis qu'il n'en est pas ainsi dans toute autre hypothèse. Enfin les résultats des mesures de degrés qui ont été faîtes au Cap, au Pérou, en Laponie et en France, et qui, notamment en France, ne sont pas entièrement d'accord avec la théorie de l'aplatissement du globe près des pôles, s'expliquent fort bien dans mon hypothèse de la situation différente des pôles avant la dernière grande révolution du globe, pourvu qu'on ait égard aux soulèvements et aux affaissements occasionnés par la dernière révolution. Mon
Qoe masie cohérente , résister aux attaques de la mer ; mais , une fois qu'elles sont dis* sootes et dispersées dans l'eaa, n'importe qne ce soit soos la forme de sable on de limon, elles sont forcées de soivre tous les mouvements de ce fluide. Suit donc que la terre demeurât immobile oo qu'elle tournât autour de son axe, les côtes élevées seraient écroulées ) «t l«Mii 4ébri« , disposés au fond de la mer, comblera!e>t les cavités les plus profenéee en feMlaat coatinaeHemeat i donner & la sarfaoe du noyaa solide la forme ^'exigent les lois de l'équilibre. Supposons que la terre cessât de tourner sur elle-même : il en résulterait que les continents prés de féquateur, qui ont été soulevés avec violence , terateut daas la suite des temps aplanis , et ieon terres transportées v«rs les p^les , M elles combleraient les affaissements qui s'y seraient opérés de manière à faire re> prendre à la terre la forme globulaire. Si ensuite la terre reprenait sa rotation autour i% ton axe , les parties saillantes près des pôles s'écrouleraient peu à peu et dlsparaitnàêni pour être transportées vers Téquateor, oà la mer est le plus profonde, jusqu'à ce que U terre eût peu à peu repris la forme qu'elle a actuellement, c'est-à-dire celle d'un elBpsoïde aplati.
» Nova sommes bien ëkrigné 4« prétendre avoir décrit ici le phénomène qui a fail prendre à notre globe sa forme actuelle ; tout ce que nous avons voulu démontrer , c'est qu'elle a la forme à laquelle elle devait nécessairement tendre par suite de sa rotation •ulmir de ion axe , supposé m^'me qu'elle en eèt en originairement une autre. »
Telle eal l'opinion de Herschell. J'espère prouver que la terre a effectivement varie de forme, et que cet changements ont été produits par la force centrifuge et la force centripète.
m LK DELIGK.
Iiypotlièso evpiiiiuora aussi ie fait que nous a révélé la mesure des dc<{rés en France, selon laquelle ce pays serait plus plat que ne Tadmetla forme générale du globe. En effet Ja Kraiicc est située à peu près entre la place qu'occupe le pôle nord actuel cl celle que j'assigne k Tancien pôle. Il en résuite que, tant que Téquatcur traversait le pôle nord actuel, la force centripète devait agir sur les contrées de la France situées sous le 45*"' degré de latitude, tandis que la partie septentrionale se soulevait. Apres que le pôle nord eut pris sa place actuelle, cette même force a changé de direction, et c'est la partie méridionale qui s'est soulevée.