CHAPITRE XI
une voûte autour de sa planète. Mais, supposé qu'on rejette celte hypothèse ainsi que cette autre , qui veut que dans Fintérieur du globe tout soit en fusion , et qu'il y règne entre les forces centripète et centrifuge équilibre parfait, il n'en est pas moins vrai qu'il doit exister entre l'écorce du globe et son noyau de nombreuses et prodigieuses cavités, des réservoirs, des feux souterrains, qui permettent des soulèvements et des affaissements très-considérables ou même des écroulements de l'écorce du jrlobe.
On ne peut donc nier la possibilité qu'il n'y ait dans l'intérieur du globe des cavités assez considérables pour permettre un affaissement de trois milles géographiques, ou d'environ ■— de la distance qui sépare la surface du centre. Ce qu'il nous importe par conséquent d'examiner, c'est si des affaissements et des soulèvements comme ceux qu'occasionnerait un déplacement de l'axe doivent nécessairement provoquer une dislocation générale de l'écorce du globe. La première fois que je m'adressai cette question, je crus devoir y répondre par l'affirmative. Une telle révolution me semblait d'ailleurs en môme temps si chimérique, que j'aurais entièrement abandonné mon hypothèse d'un déplacement d'axe, et par conséquent toute ma théorie , si des raisons géologiques et historiques ne m'avaient forcé à la reprendre.
Peu à peu je vis cependant disparaître les objections auxquelles j'avais d'abord attribué tant de poids. Kn répartissant sur la surface entière du globe d'une part l'affaissement et d'autre part le soulèvement que le déplacement de l'axe aurait dû provoquer depuis les pôles jusqu'à l'équateur, je trouvai que le soulèvement et l'affaissement n'équivalent qu'à y^ de l'étendue; en d'autres termes, qu'une partie de la surface du globe qui aurait 900 pieds de longueur ne devrait s'élever que d'environ un pied vers le nouvel équateur, et ne s'affaisser que d'un pied vers le nouveau pôle : de sorte que la flexion que subira l'écorce du globe,
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minuit' eu !ïup|iosanl le plus •iriiii(i elmnj|ement de sa >4Tait Irèâ-fuïljte en proportion «le T étendue dp sa surface .et iMi eoinparaisDii des contourneinents bien plus CQnsid('râbles ïjue nous vojoiia que celle écoree a éproiirés en c^riiiïiis lieux. Ajoulex encore, ce que je lAcberai de prouver plus lard , que lu courbure de rérorce du g(obe s* est opérée Ijieii leiilcmenl , cl la crainte d'une fraeliire complète *leviiTidru Unti k (kit ilhisoire. Si Ton considère en outre qup hi surfiitc de b terre est d'environ y^SH^^llOO milles carn'5, Uudis que son épaisseur (*si fort peu cousiclérahle^ puisqutî*! r on mie je liens de le faire remarquer, elle n*exc^deguè quelques milles; si enlin on son;{e combien a dû ^tre Ikibl U rtifiislttuce que celte écorcc mince et étendue pou rail o poser à la puissance prodigieuse de la force cenlnpële d< de la force centrifuge^ on couvieudra que^ quelque forte que puisse iMre Técorce du fjlobe, surtout si Ton rnnsidèr^B son enveloppe de rocliers, elle nVn a pas moins dû cédef^^ à riastur d'un vêtement a;|ilé par le vent, aux forces agissaul dans l'intérieur du globe, Sï donc un déplacement d'ave a eu lien, c'est que récorce du fjlobe avait assez de (levibilité pour prendre une nouvelle forme, tout en conservuut en plusieurs points ses anciens contours. Il est évident cependant que cette révolution n'a pu s'opérer sans causer les bouleversements les plus formidables, tels que des (îssurei^ de l'écorce du globe, des soulèvements de monlagneSf des apparitioiig de volcans, des affaissements, etc. K
'' liN tJlroituDiM «t |«k goolugafli mcNdcroH uuit en giaàttï pea dUpoiM à idnwttrt h poiiibilîtii â'an dpplDCi-ni?al d'ate ; tlj •roTnifomeiiT ctpiiuda^t de rinJlaeoce canil&éïMp qiip la fon'r febtrifugc a Au (npirsF irir h ïn^sne. do ^lub? . et- qov Iciî met en conlr4d(tlioa avec «m-iQi'me*. A l'appiai de ctM* «âterlkm , je cLtifai |p| % IH2 p! 183 die l'/litroiuuaifl populaire ûs Hencltell.
b La Ri«r m dJacoùtJnuf pai d« ronger ]bi tvrtft i fTle en doUicbc di>i pariip» tl Itt dèfiini^ Anna »nn lit pit forme de tiisp pt de gravier. Ue« H^c]|?rfhe■ He<jk>3iiqueB prouvenl ■uflLsamm^ful t^a^ k puii«Au,c« de lu mer a fait éprouyet i lontt» le» lervcM »ptaelliei piui d'um* Allj'rJilirni : <"Ucb tu uni cU' dciliki'ts e| reduîtej en pnuiiji<n< , dtipcrttfa par Im l'Agn+'i (?I formées lie nouicdu. I,p» tnrreu , c onuîdert'ps ooti* cù puicil d*- toe, perdent m tirrroif^n I 1r<ur iCarBi'I^W^ di* »ulklEl(<. Il f<af \rai ryn'e||pii pt'urertr , fnnC qu'elfeu tni-mN