‹ Le déluge;Chapitre 54 sur 187 · CHAPITRE XU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XU

se trouvaient ainsi occuper le milieu des mers aclueiics. L'Europe, TAsie el T Amérique fonnaietil près du pôle nord on seul continent, et il est probable que la nier a englouti des étendues considérables de littoral, puisque, comme nous Favous vu plus haut, TAmérique était beaucoup plus étendue vers l'occident , l'Afrique vers Toriciit et que TAsie s'étendait an sud jusqu'à se réunir au sudest à la Xouvelle-Hollandc, ainsi qu'à plusieurs îles de rOcéanie. Mais, quand même on n'admettrait pas celte hypothèse, il n'en est pas moins vrai qu'on ne saurait imaginer une autre direction de l'axe du globe qui permit au soleil de réchauffer à la fois une aussi grande étendue de terres, surtout s'il est vrai que l'incUnaison du plan de l'orbite sur celui de la rotation fût aussi grande qu'elle l'est actuellement En attribuant à l'axe du globe la direction que je viens d'indiquer, nous n'aurons. pas besoin, pour expliquer le développement exubérant du monde organique avant le déluge, d'avoir recours à la supposition arbitraire d'un climat différent. L'hypothèse que je propose explique comment les animaux et les végétaux des tropiques qui exigent un climat toujours chaud , ont pu , à une époque antérieure à la nôtre, vivre dans des lieux où le froid règne actuellement dans toute sa rigueur durant la plus grande partie de l'année. On comprend également comment les éléphants, les rhinocéros, les hippopotames, les hyènes, les tigres et d'autres animaux du monde antédiluvien ont pu vivre en Angleterre, en France, en Allemagne, etc., et comment il se fait que le mammouth ou l'éléphant antédiluvien, qui, à en juger d'après son organisation, a dû rechercher les plaines unies couvertes d'une riche végétation , ne se trouve nulle part plus fréquemment que dans les plaines de la Sibérie, tandis que le mastodonte, qu'on suppose avoir préféré les contrées chaudes et marécageuses, a pu vivre dans l'Amérique du nord, puisque la constitution physique de plusieurs contrées de ce pays,

LE OKLIGE.

nnlurf îi*ait coopéré à produire des SQuIèvements ou dp5 afTtii9S4?ments I il est évidc^nl que Fécorce du globe , uiii" roîsi roroti verte par les eau\, se sérail partout soulevt't^ r^talemrut, ri par conséqueiii n'aurait guère pu s^i'^ïpvpr au-dessus (fii niveau do la mer. \!ais uous voyons que c'est précisi-mpnl U* contraire qui a eu lieu , puisque de vaste» étendues ont peu à peu émergé jusqu'à une kauteur lr^s*considrraïde.

Eu vertu de quelle loi de la nature ce soul^vement s'eslîl opéré? Telle est ïa quesJiou qui reste à résoudre. Sans vouloir nier que des circonstances particulières» Il4Ics que répaisseur inégale de Técorce du globe ou Facllon variable de la chaleur iulérîcure^ ne puissent avoir contribué à faire ^soulever le continent au-dessus du niveau de la mer, je pense que ta cause essentielle nV pu être autre que la force ceulrifuge. Il est évident que la région de réquateur est celle où cette force a dû agir avec le plus d'énergie, et que c'est par couséqiu'iil dans cette régioïi que Técorce du globe a pu le plus diflicilemenl résister à la force cxtensii^e agissatil de rintérieur. Cesi donc là que Texbaussemcnt du sol au-dessus du niveau de la mer a dû L atteindre son niax^imuni , et il a dû continuer jusqu'à ce

^B que Téqni libre se soît rétabli entre les différentes parlr«

^H du globe. Cependant on peut démontrer avec certitude ^H que plusieurs circonstances locales, notamment ta plus ou ^H moins grande résistance de Técorce du globe, ont dû em- ^H pécber cette écorcc de s'élever uniformément : en sorte que

^H les reliefs les plus considérables auront dû se former l ^H où la force centrifuge agissait avec le plus d'énergie. Se

^H suppose qu'il a dû eti être ainsi de la contrée qui était au

^H centre de T immense continent que je suppose avoir éti'

^H formé des différents continents actuels^ qui est précisé-

^H ment celle oii sont situées les plus hautes montngnes de ^H TAsie et de tout le globe. Cette partie de la surface du

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