‹ Le déluge;Chapitre 55 sur 187 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

du grand continent aura été en augmentant vers Téquateur. £n admettant que Téquateur ait eu autrefois la situation que je lui assigne, nous pouvons, par conséquent, nous expliquer pourquoi le grand plateau de la haute Asie est la contrée la plus élevée au-dessus de la mer, et après celui-ci les plateaux de FAmérique, puisque ces plateaux correspondent précisément aux régions de l'ancien équateur.

On objectera peut-être que, d'après ce que je viens d'avancer, il faudrait que les continents de l'Asie et de l'Amérique septentrionale, surtout les contrées situées sous l'ancien équateur ou à l'en tour du pôle nord actuel, ainsi que les contrées de l'Amérique centrale, et une partie de l'Europe, notamment une partie de la plaine orientale de cette partie du monde, fussent bien plus élevés qu'ils ne le sont effectivement. Je répondrai à cela que ma théorie admet comme vraisemblable que ccST contrées se sont plus tard abaissées. Ainsi , le sol des parties septentrionales de l'Amérique et de l'Asie a dû nécessairement s'affaisser par suite du déplacement de l'axe du [{lobe, lorsque ces contrées ont été transférées de l'équateur dans le voisinage du pôle, et cela par l'effet de la force centripète qui l'a emporté sur la force centrifuge que l'on sait être à peu près nulle, sous les pôles. D'ailleurs l'expérience nous apprend que des affaissements pareils s'opèrent encore de nos jours, puisque, d'après les observations de M. Pingel, non-seulement le Groenland, mais aussi une grande partie de l'Amérique septentrionale et de l'Asie septentrionale, s'affaissent lentement. Quant au continent de l'Amérique centrale , il y a assez de raisons pour admettre que sa faible élévation au-dessus du niveau de la mer provient des mêmes forces qui ont détek*miné un écroulement partiel vers le pôle nord et un affaissement graduel des contrées environnantes; seulement, ces forces, par suite de circonstances locales, ont nfîi d'une

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mnmbrr ti'iîtf^rpnXf^ dnm l'AiniVriquc ce«ntra1<». Car îl faut ^0 rapp^'ler qui* cHi(* parlio rlii \ouvpûii-Mmide est sîlu^ tioii-«riilcment pri** de !7*fjuul<'ur arluel, mais aussi pth des Cûiitri-^es ijyi, selon moi, ont élé trayersées par Taiicîen équalrur, c'esl-à-dîre à peu prKs au point de jorction de ces deux éqiiateurs. Conformément â ma thf-oric, le so! de re continent a dû <>lre très-élevt'' au-dessus du niveau de la mrr, ptiriieuliert-uîent après le dêplacemeot de Taxe. Ajoutons à cela que , par suite du déplûcemf;nt de Taxe, lY'corce du jjlobe étiiil probablement, comme Ifi ronlineiît voisin du pAle nord, îrès-lendue dans ces lieux» et» par consequeni, fort su je I te li se briser el à s'écrouler. Xéanmoins, comme le continent de T Amérique centrale était peu étendu» et que, par conséquent, la tension de i'écnree du globe a dû y être moins grande qu'au pôle nord» îl a pu arriver que Tècorce ne soit seulement fendue eu s*affaissant. L'ne circonstance qui vient ù Fappui de celte supposition» c'est rexisleiice de celte immense fente qui, selon \I. Alexandre doHuinboldl» traverse le continent de l'Amérique de Test ii fouest, depuis les côtes de la mer Atlantique jusqu'à la mer Pacifique. Plusieurs volcans sont situés sur cette fente, qui s'étend entre le 18** et le 19", sur une Ion teneur de Itjt) lieues. Tels sont les volcans d« Tuaîla, d'Oriiîfiba» de l*Ui'bïa , do Xcrada di Toluca» de Tnneilfiro et de Colima, qui s'élèvent en partie jusqu'à une bauleur de 51 îH mMres. Prolonc|ée du côté de Touesl» celte fente traverse» k une distance de plus de 50 lieues, les îles volcaniques de Ilevillagif^edose» encore plus loin, dans la nier du sud, l'arcliipel de Sandwich avec le Moiina-Roa, qui s'élève jusqu'à une hauteur de ^7^ niMres. Or, une coïncidence aussi remarquable nfl saurait élre T effet du basa ni : il fant absolument en cher* cber la cause dans une ipi physique, (juant h la grande plaine orienlale de l'I^lurope, qui a inrontestablemenl été couverlr pnr les eaux dans la périodi* aclueîle, je sup-

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