‹ Le déluge;Chapitre 61 sur 187 · CHAPITRE XII. lis · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. lis

cieuses sont le plus abondants , quoiqu'il faille admettre que le courant de Feau les ait déplacés tant soit peu. C'est ainsi, par exemple, que les pierres précieuses de F Amérique se trouvent principalement au Brésil , dont les terrains diluviens renferment aussi de For, et que la côte occidentale de FAfrique (la Côte d'Or) offre la plus grande abondance de poudre d'or. Or, s'il est vrai que le point de jonction du méridien de File de Ferro et de Féquateur actuel correspond à F emplacement de F ancien pôle nord , dans F Atlantique, il s'ensuit que ces deux pays, le Brésil et la côte occidentale de FAfrique, étaient peu éloignés du pôle d'alors. L'ancien pôle sud se trouvait au contraire au point opposé du globe dans la mer du Sud. On verra plus tard que le premier courant principal du déluge devrait nécessairement porter les terres, déchirées par le déplacement de Faxe, des environs du pôle sud vers FOcéan des Indes, d'où le second courant principal du déluge devrait les rejeter sur File de Ceylan et sur les Grandes-Indes , en deçà du Gange. Ceci explique pourquoi les terrains diluviens de ces pays renferment non-seulement une quantité considérable de cuivre et d'autres sortes de métaux, mais encore assez de diamants et d'autres pierres précieuses pour avoir rendu célèbres les noms de F Inde et de Golconde. La circonstance qu'il faut chercher Fophir des anciens aux environs de la mer des Indes est un indice que For abondait déjà anciennement dans ces contrées. Aussi, plusieurs des îles situées au sud-est de FAsie , telles que File de Banka, si riche en étain, semblent-elles prouver, par leur richesse en métaux , combien les bouleversements des terrains ont dû être violents dans ces lieux.

Si ensuite nous tournons nos regards du côté du pôle nord actuel, qui, selon ma théorie, se trouve sons Fancien équateur, nous verrons qu'on trouve fréquemment en Sibérie, non-seulement des métaux, mais aussi des pierres précieuses. Les vastes contrées qui s'étendent au

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Un njième phénomh^e qui non-seolemetit vient à Ta poi de l'hypothèse que TaTe du globe a été déplacé à plii' simn reprises, mats qui indique même que ce déplace* ment a été trés-consîdérable, c'est la manière dont nombi de couches neptoniennes ont été recourbées et contournéei; Ce pliénomt'ne se répète dans presque tontes les formations neplunîennes secondaires et tertiaires ;on Ta remarqué dans tous les pays où tes circonstances locales ont permis d'élu«H dier les conches de la terre, tantcM isolément sous la forme ^ de collines et de monticules, tantôt sons la forme de chaînes de montagnes. In exemple Irés-remarquable de coucha contournées se toit dans les montagnes de crnie de File èi Mceen. La côte orientale de rÉcosse» notamment du Bel wickshire H du Forfarshire, nous en offre un aulre exemp!e,( sur une élendup d'endron 28 kilomètres. Je citerai encoi la Suisse, où la grande chaîne des montagnes du Jura se compose de plusieurs crêtes parallèles séparées par de« vallées longitudinales et formf'^es de couches fossilifères recourbées. On a expliqué de plusieurs manières les conlouruements de res couches, qui, dans le principe, ont dû élre liori^onlales; mais la théorie la plus satisfaisante est relie de James Hall^ qui voit dans ces formes conlournées r effet d*une pression agissant à la fois sur la surface sur les extrémités opposées des couches lorsqu'elles étaient encore flexîfdes. C'est ainsi qu elles ont pris la forme qu'ellei

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