CHAPITRE XIV. i
viendra évident par la suite de cet ouvrat^e que ces contrées de la Scandinavie ont été exhaussées long-temps avant répoque du déluge, et que les soulèvements qui actuellement ont lieu en Scandinavie sont une suite du déplacement d'axe, qui a provoqué Taffaissemcnt de certaines parties du globe, qui actuellement cherchent à reprendre leur position relativement au centre du globe, telle que les lois de la nature la leur assignent ^
Les eaux de F Atlantique au nord de Téquateur actuel ont donc été poussées du sud au nord avec une tendance de plus en plus prononcée à dévier à Test, à mesure qu'elles approchaient du pôle. Cette disposition se révèle aassi dans la forme de la côte d'Afrique depuis la Sénégambie jusqu'au détroit de Gibraltar, bien que cette partie du monde fût protégée par les monts Atlas.
Cependant les eaux de F Atlantique septentrionale , tout en exerçant leurs ravages sur l'Europe occidentale et surtout sur sa partie nord-ouest ( qui certainement a été entièrement inondée), et tout en se frayant un chemin entre le Groenland et la Norvège^ ont dû rencontrer des obstacles très-considérables dans les montagnes de l'Europe occidentale, ce dont font foi les Hébrides, les Orcades, les iles de Schetland et de Faro, ainsi que l'Islande, dont la physionomie nous dit assez que c'est elle qui a reçu le premier choc de la mer agitée. Cette résistance, conjointement avec la tendance des eaux de la partie méridionale de l'Atlantique septentrionale ( savoir la partie de l'Atlantique qui se trouvait aux régions de l'ancien pôle nord ) ,
' En 1840 , J'eof eacore oiie fois l'occaiion de faire on voyage eo Xonége par l« brieao a vapeor qai fait le service de Copenhague a Christiania. Je pas ddoc éladier attettveBCBt r«Btoéa éa port de Gotfaenbearg , ainsi que les divers points do golfe de QkriitiuM nxqoela tonclie le bateaa i vapeur. Les nouvelles observattona qae je fis ne MafinaÀrcnt dans l'idée qoe la forme da littoral est doe en partie da moins à nne inva- ■ian de la mer venant da sod-oaest. Cette idée a été fortifiée ches moi dans mon imàm v«fafe «■ Narwége , en 1844 , lora de la réanion des natualiates aoandJnavM è
J3Î I.i: DKLIGE.
a dft forcer ces eaux h subïîierj]pr h Groenland eL dps ètendues ti^s-coiîsidtTal>!es de [a partie orientale de l'Amérique du nor<l, cl, tout en décomposant des masses prodrgieusci des terrains meubles, doTiner fiaissanee au golfe de HalïiiiT aux (lélrails de Cumberlatid et de. Hudson, el peul-élre aussi nu ^olfe de Hudsoii ^ qui cependant semble plulèl avoir été fonité par le second courant principal des eaux venant du nord.
Les eaux de la partie de F Atlantique quî occupe lliéniisphère au sud de ï'équateur actuel n'ont pas causé àûi ravages aussi violents. Comme elles avaient également une direction sud-nord^ elles ont plutiH contribué t\ antjnïenter 1 lu violence du courant dans la partie septentrionale de r Atlantique. \ous avons montré en cHet que plus la mer était éloignée de Tancien pôle nord, plus la vitesse du courant occasionné par le mouvement inverse du fond sa- M lide a dn être considérable. Les eaux de T Atlantique au ^ nord -est des Antilles furent entraînées avec beaucoup plus de violence que celles de la partie située vers les îles du cap Vert et la Sénégambîe, et par conséquent lirent place beaucoup plus promptement que ces dernières aux nouvelles masses d'eau. La vitesse du courant occasionné par Ik le lon<[ de la partie orientale de TAmérique méridionale dans la direction des Anlilles, doit encore avoir été accélérée par la circonstance que les eaux de F Atlantique au sud de l'équateur actuel (eaux qui tf abord ont été arrêtées par r Afrique, dans les flancs de laquelle eWvs ont creusé le golfe de Guinée, et par les îles â Touest de TAfriquc, ainsi ^ùû par les masses d'eaux qui se mouvaient avec moins de célérité ) étaient également cbassées dans la direction des Antilles. Cette direction, de concert avec le Irotsième cou* rani prmeipnij qui était moins violent que les autres, et qui suivait aussi la direction de Test â T ouest, nous expliqua; lucilement Torigine des AniiUcs^f\m^ selon toute apparence,' faisaient originaî renient partie du continent amêrîcan»,