CHAPITRE XIV
son axe, subir un mouvement demi-circulaire qui, au nord de Téquateur actuel (ou plutôt au nord du point qui jadis était situé sous le pôle nord), le poussait de Test à Touest et dont la force allait en croissant jusqu*au point occupé par le pôle actuel, tandis qu'au sud de Téquateur le mou- ¥ement imprimé au fond de la mer était dirigé de T ouest à Test et allait en croissant jusqu'à la région située actuellement sous le pôle sud ^
€e que je viens de dire de la vitesse accélérée du mouvement diagonal explique pourquoi le courant de FAtlantique, et par conséquent aussi la disposition des golfes formés par ce courant, supposent une direction inverse de celle de la diagonale susmentionnée. On comprend également la forme du littoral des contrées voisines de r Atlantique, puisque par suite de Tancienne rotation du globe les flots de la mer venant du midi devaient déjà^ dans TEurope méridionale, commencer à prendre une direction de Test à Touest, et que cette direction a dû être plus prononcée à mesure que le courant avançait vers le nord. Je ne vois pas que, selon le principe qui vient d'être avancé quant au creusement des bras de mer, l'existence d'une telle invasion de la mer puisse être révoquée en doute. Je ne pense pas que quiconque a examiné attentivement les golfes et les bras de mer de la Norvège, de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, ceux de la côte occidentale de la France^ de l'Espagne et du Portugal, ainsi que le détroit de Gibraltar, puisse récuser l'idée qu'une irruption prodigieuse de la mer, venant à peu près du sud-
' Le lecteur voudra bien ne pas perdre de voe qa'A proprement parler il n'est pas qneftion de différents éqaateors ou de différents pôles , mais seulement d'un déplace- ■ent des différentes parties de la surface do globe relativement au plan invariable de l'équateor et aux points invariables nommés les pôles. Quand donc il est question, dans le présent onvrage, de ■ l'équateur actuel. » je désigne par là la partie de la surface du globe qui actuellement est située dans le plan de l'équateur, de même que l'expression t l'ancien pôle nord » désigne le lieu qui précédemment était situé sous le pôle nord, et ainsi de suite.
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ouest H ayant une dirrdian de plus en pIiTS prononc ée l'oueiît h l'est 4 mesure c|u'elle avançait et augmentart en violenre^ a înotido la partie occîtleiilale de FEuropc seplentrioimle, et rhan^^tf sa forme en délacliaiit el subnierfjL'anl dps conlnVs d'une élendue considérable, creu- «ûnt des baies et den bras de mer profonds et ite laîssaiitj en place «jue le-* rocbers les plus solides qui ponvaiea braver la rureur de la iner. Aussi ces rochers ne sont-îll nnllp part anssi fréquents (jue sur les côtes de la \orvé[je, qui plus qu'aucun autre pays a été exposé à ta fureur des vagues, et qui a sans doute, conjointcnient avec la Grandeliretagne et T Irlande, formé la muraille la plus forte contre Tinvasion de la mer '* Qu'on considère, par exemple, Iti côte aride de la Suède avec ses récifs, depuis Kuilen juM qu'en X^orvéjje, cl rentrée du port de <jotben bourg ûveil 6BÊ massifs de rochers dépourvus de v^égétation , et Too reconnaîtra que F hypothèse qui voit dans F aridité de ces contrées F ouvrage d'un terrible courant inondant k partie sud-ouest de la Suède, déconiposnnt tous les terrains meubles, creusant le golfe profond de Christiania entre la Suède et la \orvcge ^ est aussi fondée que celle qui attribue ces rochers à un soulèvement lent. J'espère qu'il de-'
^ l'ue ctrcoDitAuct digue d'altcuCiuii , c'rtt mxf ce ^ireoiier cûLtra-tit priDCJptl itiubl* «»ip|itiupt If plkc'uunnpimE" tï rpmoniuabtp me ii tUtn ut^ CEiiFf aalfifi par \V. Buckliod du» riulroiflurliifvii de i<Dn auvTt^# iatitaM : tleoto^if tend Minernltujy, «nfojr, t|uE U ràU ucrJdeiittb d« rAiiKlelCTri» ut |ir^ti»ul« <}n«? d«f fornjatloa» ■wcieonei, ft quelle « paur c*11l" rflïion untî »p|K!reHiCf* lrè«-(sriidfi tt ^auva^e , tjoiili i|1]b riuEt^rïfur de ce ptfl ett riclifi' PU terrnEDi Itoultk-TH d'utif tituAar ptodlg\*uite ^ ipij offtPEit d^i condiUoiu d'flijf [riLce à nnt DontbrfOBf papulali'inii induitrlell» , tl i|ae la cùIf ori«Qt«Ie »iE funn^i dp Icrrama plut rrei^uF? ^ mî'JiiL* d'allu^ion» qui tn fouE un paya agricole? cauv-t^rE et cliniup» eE dt' prairi^i. Il n'enE par cunupcjuGut pas I^çifr de propaH d'âdmellrp qeie e'eil II! d«-lu]](>4, doal l« [ixem'wr cuurûuL lUJvaiE un« di^ecliiua »ad-{)Deiti qui ■. duuaé • riliightarTf^ tun appitr^nce «l tttiite « en détscliini di» la. tait ODcidrnUte le» iet7a,iDi nliUtJtuuieuE modprnci et p«u cuthèrfaBu , et «n le r&leutUM-ol: peu h peu dam m marelit) d.i<alructit.e. t] it^ra d^-a^ucUr» flm tard qntf le «eodnd cuujri.at prisi'ipal, qui a difKHé le» l«!rrriirii diluiieui de l'itpi{1ei|iTr't' , doîl éittti venu du aurd» el que cr caurtut R t^tfaté uu du mnioa rtndu muiUB ïFDtJldf* 1e4 Erarea du pri'cuÏMr courant priuclp-al. circauktaiice qa'À I4) même (^poqtle ûu «fTiiJSjemctit C4iuaidéral*le a t^u li«u priêi dt" tt r orientale de la nFande-Uretaflac ■ciuifirme n-lte bypnldésp.