SCÈNE PREMIÈRE
LA MCOMTESSfc:, ULIVJKK.
l-A VICOMTESSK.
Alors vous me promettez que l'afraire n'aura pas de suites?...
OLIVIER
Elle ne peut pas en avoir.
LA VICOMTESSE
J'ai voulu venir moi-même pour vous le demander, au risque <](• me rencontrer chez vous avec Dieu sait qui !...
Je reçois donc une bien mauvaise société?...
LA VICOMTESSE
• On !.• (lit.
On se trom[>e,il ne vient ici que des amies à vous.
LA VICOMTESSE
Ah: c'est flatlcur pour mes amies.
OLIVIER
D'ailleurs, vous ne faites qu'une démarche parfaitement avouable. Deux de vos amis, monsieur de .Md.inoix ci monsieur de I^Uour, ont eu ch.z vous, à ,„„. ,,,,,1^. ,i^. ia„squenet, .;n
T) LI-: ni:Mi-MOM)R.
pntit malonU'ndii ; une explication est devenue nécessaire. Elle doit avoir lieu chez moi. Je suis le témoin de monsieur de Maucroix, vous venez me prier d'arianger l'alVaire, c'est tout naturel.
LA VICOMTESSE
Certainement ; mais j'aime autant qu'on ne sache pas que je suis venue, parce que j'aime autant (jue tout Paris ne sache pas qu'on joue dans mon salon. Si l'allaire tourne mal, il y aura procès, et une femme comme il laut ne tient pas à paraître même comme témoin devant un tribunal, et à voir son nom dans les gazettes. Tâchez donc que lafiaire s'arrange, ou, si elle ne s'arrange pas, faites en sorte, par amitié pour moi, que le duel ait une cause à laquelle je ne sois pas mêlée, même indirectement. Je donne à jouer pour qu'on s'amuse, et non pour qu'on se querelle...
C'est dit!...
LA VICOMTESSE
Sur ce, comme madame de Santis n'arrive pas, je vous laisse...
OLIVIER
Madame de Santis doit donc venir ?...
LA VICOMTESSE
Quand elle a su que j'allais vous vou', elle m'a dit : J'irai vous reprendre, je ne serais pas fâchée de le voir, ce grand mauvais sujet-là. Mais elle est si étourdie qu'elle l'aura oublié, et je ne puis pas l'attendre plus longtemps. Adieu; je vous ferai ol)server que vous ne m'avez pas demandé de nouvelles de ma nièce, qui, elle, m'a chargée de vous dire bien des choses.
OLIVIER
Des choses agréables?...
LA VICOMTESSE
Naturellement.
OLIVIER
C'est bien aimable de sa part...
LA VICOMTESSE
Certainement, c'est aimable. Rien ne l'y force. Elle sait bien que vous ne l'épouserez pas.
ACiK I, sçkm: I. 7