O L I V I K II
Oh ! non. .
LA VICOMTESSt.
Mon cher, suu> |M.urriez plus m.il toml)Oi"...
l^>uand «»n tombe, on ne tombe jamais bien...
LA VICOMTESSE
Du reste, nous avons mieux que vous...
OLIVIER
Etes- vous sûre?...
LA VICOMTESSE
Vous êtes de petite noblesse... et vous n'êtes pas riche?...
OLIVIER
Trente mille francs de rente?...
LA VICOMTESSE
En rentes?...
OLIVIER
En terres...
LA VICOMTESSE
Ah! ce n'est pas mal cela; mais vous avez une famille ?...
OLIVIER
On a toujours une famille ; mais ma famille se réduit à ma mère, qui s'est remariée, et comme j'ai dû plaider avec son mari, à ma majorité, pour rcntiei- dans la fortune de mon père, nous nous voyons rarement et je crois qu'elle ne m'aime pas beaucoup. Une mère veuve ne devrait jamais se remarier... En rayant de sa vie le nom du père de ses enfants, elle devient presque une étranjzère pour eux. Voilà, ma chère vicomtesse, comment il se fait que j'ai été, si jeune, livré à moi-même, que j'ai fait des folies et des dettes <\\w j'ai payées depuis, et que je suis maintenant un humme trop raisonnable pour épouser votre nièce, bien que je la trouve charmante, (ju'elle ait pour moi une grande qualité, celle d*êtrc orpheline, et «pie j'aie eu un instant la crainte de Tépouser.
LA VltOMTE^JE.
Vous!...
8 LL iJKMl-MOMJi:.
Moi... je devenais tout bonnement amoureux d'elle, et si j'avais continué à aller chez vous, comme je suis un honnête homme, j'aurais fini par vous la demander, ce qui eût été une folie...