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PISTES

de détruire les mouches au sein des habitations de nos animaux. La nouvelle nous vient d'Allemagne. Elle est rapportée par le journal Y Agronome.

D'une enquête faite par la Société générale d'agriculture allemande, il résulte que deux moyens paraissent devoir être employés pour se débarrasser des mouches qui infestent les écuries.

Le premier consiste à mélanger une solution d'alun au lait de chaux destiné au blanchissage des parois et des voûtes. L'alun est une substance astringente, facile à obtenir et coûtant 25 centimes le kilogramme. Les mouches disparaissent rapidement des locaux badigeonnés à l'aide de ce mélange, parce que l'alun détruit la matière visqueuse excrétée par la face inférieure des pattes, c'est cette matière visqueuse qui permet aux mouches de grimper sur les verres polis avec une facilité inouïe et qui leur permet de s'attacher aux voûtes.

L'alun, à cause de ses propriétés astringentes, enlève celte matière visqueuse en proportion telle que bientôt les insectes meurent épuisés.

Le deuxième moyen consiste à mélanger au badigeon ordinaire une certaine quantité de chaux provenant de la décomposition du carbure de calcium ayant servi à la production du gaz acétylène.

Ces moyens sont simples, peu coûteux et en tous cas faciles à essayer.

Pistes. — Pour le choix des pistes il est nécessaire d'agir par un temps sec et de se guider sur les saisons.

La condition d'un bon cheval peut se perfectionner sur tous les terrains.

Un bon terrain ne sera pas dur, ni détrempé, ni sablonneux (le sable durcit par les temps secs), ni argileux (l'argile se détrempe trop par la pluie et durcit par la sécheresse), mais élastique, plutôt sec et ferme que mou, uni et plat plutôt qu'accidenté, doux aux pieds, exempt de trous, d'ornières, assez varié pour qu'il y ait toujours une partie en état de servir aux exercices d'entraînement, etc., et pas trop éloigné des écuries. Dans certaines régions où le terrain idéal ne se trouve pas parce que les bons terrains sont généralement exploités en raison de leur grande valeur, « on trouve côte à côte d'une part une langue de terre sèche et élevée, propre à faire courir pendant les saisons humides et un espace bas cl mousseux pour répondre aux besoins pendant la sécheresse. En tous cas, un

terrain, quel qu'il soit, convient mieux le matin que le soir, car la rosée de la nuit le rend généralement plus élastique. Le sol le meilleur se compose « d'une terre légère et friable reposant sur un sous-sol calcaire retenant assez l'humidité pour entretenir le sol doux dans les temps secs et assez poreux pour l'empêcher de rester mouillé quand il pleut ». Par cette raison que le changement de terrain est toujours avantageux, l'idéal serait d'avoir plusieurs pistes dont une essentielle qui ne serait pas fréquentée chaque jour et où pourraient se faire les essais (lre et 2e piste de 1 .200 à 1.500 mètres ; piste essentielle de 2.500 à 3.000 mètres). En général les pistes doivent être larges et longues, droites ou rectilignes, situées dans un endroit isolé et tranquille, toujours entretenues par la herse et le rouleau léger incapable de les durcir. La piste essentielle devra présenter sur tout son parcours une élévation graduelle pour les essais. Pour adoucir les terrains durs et diminuer les réactions, on répand habituellement sur les pistes du tan ou du fumier, mais le tan sur une certaine profondeur serait plus élastique que la paille. Dans le cas contraire, et par les temps de grande sécheresse, il est indiqué de labourer légèrement les pistes trop dures. On a dit que pour les exercices du pas au début de l'entraînement, il serait assez avantageux de fréquenter parfois les grandes routes où les chevaux s'habitueraient à voir les objets en mouvement et à percevoir les bruits les plus divers.

Quelques trottingmen ont aussi émis l'idée que la première préparation des trotteurs devait se faire clans des terrains accidentés, inégaux, durs ou défoncés. Il est à craindre que de pareils terrains ne raccourcissent les allures, faussent les aplombs et déterminent bien vite des tares.

Nourriture. — Pour tout cheval à l'entraînement il faut que la nourriture soit copieuse et les aliments de qualité supérieure.

La nourriture doit être composée de foin, paille, avoine, et de quelques aliments de force, comme la protéine phosphorée par exemple. On sait que l'avoine est l'aliment par excellence et celui qui renferme les principes alibiles les plus riches sous un petit volume. La nourriture varie peu au cours de l'entraînement sinon par la quantité. Habituellement on donne au début 7 à 8 litres d'avoine pour atteindre 15 à 18 litres par jour, sans toutefois dépasser ce dernier chiffre qui peut être même considéré comme une ration extrême. La ration de foin doit être environ de 2 à 5 kilo-

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