NOURRITURE
grammes et la paille ne s'emploie généralement que comme litière. En thèse générale, la quotité de la ration doit être basée sur la taille du sujet, l'appétit de l'animal, l'état des fonctions digestives, l'aspect et l'odeur des crottins et sur la période d'entraînement. Vers les dernières périodes de l'entraînement, il convient de supprimer un peu de foin et même de la paille.
En principe, les repas doivent être aussi multipliés que possible et cette notion est plus particulièrement applicable aux chevaux délicats et petits mangeurs ainsi qu'aux chevaux goulus. Ce frac-
Sauterne, demi-sang anglo-arabe.
tionnement réglé rend la digestion moins pénible, plus uniforme et aussi complète que possible en prévenant les surcharges, causes fréquentes d'indigestion et en supprimant ces périodes de torpeur, d'engourdissement qui succèdent aux repas abondants. Il estrationnel de toujours diminuer quelque peu la ration dès qu'un troublese manifeste, sauf à revenir bientôt à la ration ordinaire et même à l'augmenter en temps et lieu et d'imposer à l'animal non un repos absolu mais une diminution de travail.
Les écarts de nourriture doivent être réglés comme suit : 1° Aux chevaux (Tune constitution délicate et petits mangeurs, il faut donner des mashes et multiplier les repas pour ne leur laisser
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prendre que peu de nourriture à la fois en ayant soin de mélanger leur avoine à de la luzerne hachée. Chez quelques-uns, affectés de diarrhée légère et fréquente, il y a indication de mélanger à leur avoine des féverolles concassées, des pois secs ou même du froment en petite quantité. Chez la plupart, l'eau doit être donnée en quelque sorte à discrétion et de préférence à la rentrée du travail, pour les exciter à manger.
2° Aux chevaux goulus ou gros mangeurs, il convient de mélanger l'avoine à du foin haché et de ne les abreuver qu'avec ménagement.
3° Aux chevaux isolés, refusant leur nourriture, il sera bon de donner un compagnon auquel on distribuera la ration aux mêmes heures.
4° Aux jeunes chevaux délicats, sujets aux coliques, il faut donner du foin avant l'abreuvoir et rationner les boissons.
Indépendamment du bon choix et de la bonne administration des aliments, il est indiqué de toujours apporter la plus grande exactitude dans l'administration des repas.
Boissons. — L'eau doit être donnée avant et à une certaine distance des repas, à des heures intermédiaires entre les repas et les exercices. Présentée à la température ambiante, la quantité d'eau doit dépendre de la saison, de l'état de l'atmosphère, du plus ou moins d'appétit de l'animal.
Elle doit toujours être dégourdie quand elle est trop froide.
On l'adoucit généralement avec une poignée de farine d'orge. En général, cette ration d'eau doit être augmentée quelque peu en été, par les temps secs, à l'époque des suées et pour les chevaux délicats, à appétit capricieux. L'eau sucrée, celle qu'on a édulcorée avec le miel ou la mélasse, « offre une boisson très convenable à tous les chevaux, agréable au plus grand nombre et particulièrement aux chevaux d'une constitution délicate.
« Elle a, en outre, l'avantage d'être nutritive, de prévenir les altérations de l'estomac, des intestins, de la vessie et de guérir les phlegmasies légères dont les organes sont assez ordinairement le siège à la suite des violents exercices et surtout après les suées. »
Pansage. — Le pansage, c'est-à-dire l'ensemble des soins hygiéniques donnés à la peau et à ses dépendances, doit être soigneusement fait, ponctuellement et minutieusement exécuté et souvent répété. Un bon pansage débarrasse la peau des corps gras produits