‹ Le demi-sangChapitre 86 sur 101 · PROGRESSION DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

PROGRESSION DU TRAVAIL

'< 2° Un galop sur piste ;

« Une pousse'e vite sur route d'abord d'une demi-heure, puis progressivement de deux ou trois heures.

« Les lendemains de grande marche ou de travail vite, 5 heures de pas en main.

(( Je vous parlerai surtout de ma pauvre jument Mante, puisque c'est elle que je m'étais décidé, tout à la fin, à emmener à Bruxelles. Par la progression du travail, j'avais pu faire avec elle :

« 1° 20 kilomètres au trot dans une heure.

« (La jument trottait naturellement, avec la plus grande aisance, le kilomètre en trois minutes.)

« 2° 40 kilomètres au trot en deux heures;

« 3° 60 kilomètres au trot en trois heures;

« 4° 25 kilomètres, trot et galop de 440 en une heure ;

« 5° 50 kilomètres, trot et galop de 440 en deux heures, sans que la jument témoignât la moindre fatigue pendant son travail ni la moindre défaillance d'état ou d'appétit les jours suivants :

« Bien entendu, comme je l'ai déjà indiqué, avec un entraînement aussi dur, où tout l'organisme était mis à contribution, intérieur et extérieur, et avec les plus grandes exigences, il fallait des soins incessants, tous lesjours plus vigilants ; à tout instant quelque anicroche nouvelle à laquelle il fallait parer de suite: à côté du massage, des flanelles, des bandes astringentes, c'étaient des crevasses à soigner, très menaçantes et inévitables avec le travail prolongé en mauvais terrain; les atteintes, les coupures, les contusions de la sole et des talons, à un trot vite soutenu pendant deux ou trois heures; il fallait modifier la ferrure, essayer divers systèmes de plaques, de guêtres, etc.. Et ainsi tous lesjours.

« Dans cet entraînement, la question nourriture avait une première importance. Ma jument mangeait au début : 1 i- litres d'avoine. 4 litres de son, 7 à 8 livres de foin. En augmentant très progressivement, j'étais arrivé pour la dernière quinzaine à 20 litres d'avoine, 6 de son, 1 kilogramme de mélasse (remplacé les six derniers jours par une livre de sucre) et 5 livres de foin.

« Les jours de travaillent (ou plutôt la veille au soir), c'est-àdire tous les deux jours, tantôt de la graine de lin, tantôt quelques poignées de sel, tantôt enfin un électuaire à la gentiane et au quinquina. »

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