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AJUSTEMENT DU CHEVAL

même allure, on ne peutdonner de règles fixes à cet égard, plusieurs facteurs entrant en ligne de compte. On peut recommander cependant, dans les premiers temps de l'entraînement le pas pendant quelques minutes dès qu'on s'aperçoit que le cheval commence à suer, de même qu'on doit conseiller de diminuer un peu la distance à parcourir si le cheval ne mange pas sa ration.

L'expérience enseigne que le trot très rapide fatigue plus les chevaux que le galop. Le trot à employer pour les courses de distance doit donc être modéré et un peu plus court que le trot moyen. Gomme on peut soutenir cette allure sur un bon chemin pendant G ou 7 kilomètres sans fatiguer le cheval, on pourra donc, sur un terrain plat, et en tenant compte du temps pendant lequel on marchera au pas, parcourir le kilomètre en cinq minutes.

Le trot à l'anglaise fatigue moins le cavalier. Le trot à l'allemande fatigue les chevaux qui ont le dos long, mais il présente cet avantage que la charge est mieux répartie sur les quatre jambes. Le cavalier, qui a de bons poumons et qui monte un cheval ayant le dos court et un tempérament paresseux, peut trotter à l'allemande. Le cavalier, au contraire, qui ne jouit pas d'une santé robuste et qui monte uncheval ayant le dos long, doit trotter à l'anglaise.

On pourra donner par jour, une forte ration d'avoine et de maïs concassé, tandis qu'on ne devra pas dépasser 8 livres de foin ou de luzerne. On évitera surtout de ne jamais faire manger ni trèfle, ni foin frais, ni fourrage vert. Si le travail est parfois considérable, on lui donnera un mélange d'orge, de riz et de sucre. Lorsqu'un cheval a été monté chaque jour pendant une semaine, que la distance parcourue a été portée progressivement de 40 à 00 kilomètres, qu'on l'a habitué à marcher sur des chemins mauvais, on peut considérer la préparation comme terminée et entreprendre la marche de résistance. On doit, avant de commencer cette marche, surveiller avec soin son propre équipement et le harnachement du cheval. Il est indispensable avant tout de se débarrasser de tout ce qui surcharge inutilement le cheval.

Ajustement du cheval. — 1° Faire ferrer le cheval quelques jours avant le départ et avec des fers d'acier, munis de petits crampons, si le chemin à parcourir est en bon état.

2° Se procurer une selle anglaise légère et avec un rebord élevé-, y tixer deux petites poches sur le devant. Avoir un tapis en cuir ou en feutre de première qualité, une garniture de tète qui ne soit pas

trop large, avec un mors de filet léger, la têtière pouvant être transformée en licol.

Ajustement du cavalier. — Si le cavalier est en bourgeois, la tenue la plus commode pour lui est la suivante : une culotle demi-collante avec des leggins à l'anglaise, une large ceinture de cuir pour soutenir les reins, une chemise et un caleçon en laine. Il mettra dans les poches de la selle le linge de rechange nécessaire, deux fers de réserve, deux bandes de laine pour le cheval, une carte du pays et une petite boîte renfermant quelques médicaments.

L'heure du départ dépend delà saison de l'année dans laquelle on se trouve, mais on doit éviter de marcher la nuit, car chacun sait qu'une marche de nuit fatigue deux fois plus le cavalier et le cheval qu'une marche de jour. La grande halte doit avoir lieu seulement après que l'on a parcouru la plus grande moitié de la route. Elle doit être courte en hiver, et ne jamais dépasser deux ou trois heures en été. Un kilomètre avant d'arriver au gîte, le cavalier doit descendre et mener le cheval par la bride. Cette mesure est aussi bonne pour l'homme que pour le cheval. En arrivant, on doit frotter les membres du cheval, d'abord convenablement essuyés, avec de la paille, avec de l'alcool ou de l'embrocation ; lui lier les bandes autour des jambes, dessangler la selle sans l'enlever et donner du foin. Le pansage du cheval terminé, il est permis au cavalier de songer à lui-même, sa nourriture doit être légère, surtout à l'heure du déjeuner, et, le soir, il doit se coucher de très bonne heure. A l'heure de la grande halte, si le cheval est arrivé à l'écurie complètement sec, on peut lui donner de l'avoine une demiheure après; s'il ne veut pas la manger parce qu'il a soif, on peut le faire boire très légèrement, mais en ayant soin de mêler du foin dans l'eau, atin d'éviter qu'il ne boive trop vite.

Progression du travail. — Pour nous résumer, nous ne saurions mieux faire que de donner en quelques lignes la progression du travail et les principales pratiques d'un spécialiste des raids, le capitaine Bausil.

« Tous les jours, cinq heures de travail, toujours le matin, à partir de trois ou quatre heures au plus tard, en une seule fois.

« Une fois par semaine : 1° Une longue promenade de 50 kilomètres d'abord, puis de GO, 80, 100, 120, à petite allure, entre 12 et 14 kilomètres à l'heure ;

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