‹ Le Démon de la nuit, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 21 sur 41 · LE DÉH0N DE LA «DIT · texte numérisé non relu

LE DÉH0N DE LA «DIT

claire du tout... pour le reconduire, il faisait frais... j’avais jeté ma mante sur mes épaules... et j’avais tournée deux fois autour de mon cou... mon écharpe. {Prenant l’écharpe.) pareille à celle-ci, que la princesse m'avait envoyée la veille... et qui se trouvaksousina main., nousavions atteint le grillage qui ferme la terrasse... il venait de disparaître... et moi , j’avançai la tête pour ficher de le suivre encore dans l’ombre... en me retirant... je me sens comme retenue... arretée... ah !.. j'en tremble encore !.. je fis un effort, et je m’échappai... mais, ce malin, en m’éveillant, je me suis aperçue que mon écharpe était déchirée , juste à la hauteur des armes de la princesse...

Caroline. Elle se sera attachée au grillage...

Mathilde. Ou quelqu’un aura voulu me retenir.... et jugez de mon effroi....

quand M*’ de Gromnier , en nous observant d’un air cn-deasous, nous a ordonné de nous parer toutPS du présent de la princesse.' .' ' .

CAROLINE. Ah !.. oui... je commence à comprendre...

MATHILDE. Elle cachait dans sa main quelque chose qui m'a paru semblable à cette broderie... alors, ma tète s'est perdue... je me suis dit : elle veut connaître la coupable... elle va tout savoir... que devenir?., que faire?., et une inspiration du ciel!., ou plutôt, non... c’est lui... c'est le démonde la nuit... qui m’adonné cette idéc-là... je me suis glissée tout doucement chez ces demoiselles sans avoir l’air de rien, je prenais le bout de leurs écharpes sans qu’elles s'en aperçussent... je faisais cela... tenez !..

( Tout en perlant ; elle a pris le bout de l’écharpe de

Caroline et l'a déchirées la hauteur de» amie» ;

Caroline. O ciel!., eh! mais... qu’avez-vous fait là ?..

MATHILDE. Oh !..' chut!., chut!., c'est la dernière... elles sont toutes comme ça., voyez !..

(Elle lai montre ce qu’elle a coupé aux autre».)

Caroline , riant. Comment, c'est donc là le service que vous me demandiez...

matuilde. Oui... vous voyez qu’il n’est pas difficile...

Caroline. Mais M”' de Grommer!..

MATHILDE. Nous aurons toutes perdu nos armes... elle pourra soupçonner tout le monde... i mais elle n’accusera personne... oh! silence!., et je lui parlerai pour vous... à lui !

Aia : Reste* , reste r, troupe folie .

11 a sans doute quelqnc frère , - Comme lui , beau , sensible et bon J Soi» discrète : avant peu , j’eepère ,

T’envoyer aussi ton «mon.

Du mystère ainsi l’on s’assure :

Entre jeunes filles , vois-tu, lin aerret de cette nature N’est bientôt qu’un prêté rendu.

Caroline, écoutant. Ah !.. je crois que c’est la baronne!..

Mathilde. Mon sort est entre vos mains... ne me perdez pas... oh !.. je vous en prie...

Caroline. Rassurez-vous... votre secret est là... je ne dirai pas un mot.., pas un seul.

o a e oo ae eaoBaoeooeaoee o aaeaaa eaa a eaato o ae oess

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