‹ Le démon de la nuit, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 20 sur 30 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

MATHILDE, CAROLINE, M"« DE LANSTEIN, M>ï« DE BIRNEFF, W^- DE IIANZAU.

(î.lhs enlr'ouvrcnt la porte h gauche et entrent

V toutes.)

CAUOLLXE. Mathilde!...

MATHILDE, ticssaillantx^K\i\ j'ai cru que c'était lui! ^W

m''*^^ de LANSTEIN, allant tSlçL porté de droitr. iM"»» de Grommer est rentrée chez elle...

m''*' de BIRNEFF. Votre cousin s'est reliié.*...

MATHILDE. Oui... bien malheureux...

CAROLINE. Pauvre jeune homme I...

c'est qu'en effet , ce doit être terrible d'apprendre qu'un autre... Mais il ne faut pas pleurer pour cela... On dit qu'il aime la sœur de l'envoyé du Hanovre...

^--M*'" DE niRNEFF. Pourquoi VOUS a-t-on reléfjuée ici ?...

m"'^ de ranzau. Dans cet appartement?

CAROLINE. Près de notre gouvernante?

MATHILDE. C'est que je suis exclue du service de la princesse... c'est que je vais vous quitter.

CAROLINE. Vous?... ah! ma pauvre Mathilde!... Mais il viendra vous protéger, lui... vous savez?.,.

MATHILDE. Je ne le voudrais pas... et pourtant, j'espère...

CAROLINE. Certainement, il viendra...

il doit être fidèle. . . autrement, ce ne serait pas un génie, ce serait un homme comme un autre.

MATHILDE. Eh! voilà ce qu'ils disent...

que c'est quelqu'un de la cour.

CAROLINE. Ahî.. et quand cela serait...

est-ce une raison pour qu'on vous tourmente ainsi?., un amant qui vous a trompée... ce n'est pas votre faute I

TOUTES. Sans doute !

MATHILDE. N'est-ce pas?...

Caroline; Cela se voit tous les jours... toutes les dames de la cour n'ont pas été exilées pour ça...

toutes , riani. Oui , oui ! . . .

CAROLINE, à mi-ooix. Et tenez... voilà M™* de Grommer... notre gouvernéuite...

j'ai entendu dire des choses...

M^^« DE BIRNEFF, à la porte à droite.

Chut!...

MATHILDE, de même. Certainement..,, et moi-même, un soir... j'ai vu, sur le mur , une ombre qui sortait de chez elle.

CAROLINE. Et tout à l'heure encore , près de la terrasse... quelqu'un... je ne sais pas qui... mais bien sûr ce n'était pas un génie... on voulait la suivre... elle répondait : Je vous le défends...

toutes, riant. Ah!... ah!... ah!...

MATHILDE, écoutant. Silence!... écoutez... j'ai cru entendre...

CAROLINE , écoutant ainsi que les autres . Est-ce que c'est son heure ?...

(M'*« de Lanstcia carrela fenêtre du fond.

M^ï« DE BIRNEFF. Entrc-t-il pas la fenêtre?...

M^'*' DE RANZAU. Ou par la porte?. .

MATHILDE. Je n'cutcnds plus rien...

Oscar a raison... il ne reviendra plus.

CAROLINE. Qui sait?... peut-être... mais s'il revient... il faut le connaître...

M^'"^ DE LANSTEIN. Il faut !o voir.

MATHILDE. Oh!... je ii'oserais pas...

CAROLINE. Si fait... en cachant votre bougie avec soin...

m"" de birneff. Lorsqu'il entrera...

CAROLINE , montrant la sonnette qui est sur une table. Et s'il vous trompait. . . tenez./, vous agiteriez cette sonnette... et aussitôt, nous serions toutes ici...

m'^^ de lanstein. Pour vous défendre...

- m"* de birneff. Et pour le voir...

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