‹ Le demon du foyer comédie en deux actesChapitre 3 sur 39 · LE DEMON DU FO Y EK · texte numérisé non relu

LE DEMON DU FO Y EK

LE M.U-sTKO. |

Allons! il faut bien que je vous le dise. Il est temps. Vous êtes chez la Corsari.

LE MARQUIS, avec élan.

En vérité? Oh ! merci, merci, mon ami!

Oh ! oh ! C'est doue une passion? Si vile que ça?

LE MARQUIS, souriant

Qui sait? J'ai le cœur libre, et l'on dit que le sien est encore tout entier à la musc !

LE MAESTRO

Ccsl vrai ! on lui rcud justice ; son cœur est libre et pur !

LE MARQUIS

Merci ! merci encore pour cc que vous inc dites la.

LE MAESTRO

Doucement, doucement, Paolino!... Vous êtes un homme de premier mouvement... un homme d'honneur, je le sais.. Mais ici... Ecoutez... Je veux... je dois vous dire tout. Après cela, je serai tranquille. Sachez donc que toute atteinte portée au repos, au bonheur, à la considération de la Gorsari sérail un attentat contre moi-même.

LE MARQUIS

Parlez, ami, j'écoutc.

LE MAESTRO

Vous avez vu dans votre enfance, a Venise, la pauvre Eléna Gorsari, une actrice de quelque mérite, une femme dout le cœur valait mieux que la tête, et duul j'ai toujours été l'ami sincère, bien quelle sc soit vile lassée de partager ma mauvaise fortune. Elle est morte, il y a dix ans, ne laissant rien au j monde... que trois filles... dont une, celle qui vous a charmé... I LE marquis.

Oh ! mon ami, je comprends quelle ait le feu sacré, celle-là. I

Elles étaient dans la misère, et j'avais alors à peine de quoi 1 vivre. Mais comment pouvais-je séparer cc que Dieu avait uni par le sang! Je me chargeai des trois orphelines. L’aînée, qui est une bonne âme, m’a aidé & élever les deux autres. Dieu merci! nous voici tous à flot. Ces filles respectent le souvenir dune teudre mère et ne doivent jamais rien savoir du secret que je vous confie.

LE MARQUIS

Oh ! soyez sûr...

LE MAESTRO

Oui, oui, mais cc n'est pas tout! Un homme de votre rang peut être le frère et l'ami de la tille du Maestro, mais rien de plus... [Ils se donnent ta main.) Non, vous ne l'oublierez pas, j vous !

(Il tort ému par le fond.)

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