I.E MAESTRO
C'est mon avis ! Sans être de la première beauté, elle est agréable !
LE MARQUIS
Elle m’a paru belle à ravir : je ne peux pourtant pas dire que j'aie vu ses traits. J'étais placé loin, cl je n avais pas de lorgnette. Je m'étais caché seul dans une petite loge pour n a- ^ voir a causer avec personne cl pour savourer votre musique en avare. Et. puis, que vous dirai je? Je n’étais pas pressé de voir de près l’ange d'harmonie qui chantait pour mon âme. Jo ne regardais pas la Corsari. Je voulais 1 aimer dun amour immaléricL..
LE MAESTRO
Allons! c'est bien vous! Eisa sœur, lavez-vous remarquée?
, LE MARQUIS, avec insouciance.
Non ! a-l-ellc une sœur?
LF. MAESTRO.
Celle qui chantait le second rôle ?
LE MARQUIS, chcrduul» à *• souvenir.
AU oui ! une belle voix.
LE MAESTRO
Et une jolie personne?
LE MARQUIS
Je n’y ai pas fait attention. Elle n'a ni âme, ni talent ! mats pardonnez ma franchise. Elle cal peut-être aussi votre éléve ?
LE MAESTRO
Oh ! celle là n’a eu qu’un maître, la paresse. Mats en fait de paresse... conçoit-on celle de mes vieilles dames? Elles ne nous savent pas ici. Je vais les chercher.
LE MARQUIS
t Vous me quittez? Si quelqu'un vient ici en votre absence, quelle figuro absurde vais-je faire, moi qui ne sais pasoüja suis?