CAMILLE, FLORA
CAMILLE, entrant du fond, se jetant à sou cou.
Ma sœur! ma Flora, ma bien aimée !... {Elle ta courre de baisers.) Embrasse -moi donc! je suis si heureuso de te revoir I
FLORA
Oui, oui, bonjour, Camille. Pourquoi es-tu venue ici ? Qu'estce que tu me veux ?
CAMILLE
Ce que je veux! c’est toi que je veux sauver et ravoir! je ne veux pas qu’on me vola ma sœur, moi!
FLORA
Tu ne veux pas?... ainsi, lu as couru après moi? est-ee que tu es seule?
CAMILLE
Non, Nina et le Maestro sont venu».
FLORA
Ah ! le Maestro? le conciliateur est bien choisi !
CAMILLE
Comment! lui, qui, au milieu du plus beau succès de sa vie, consent à me laisser partir, à m’accompagner, a laisser doubler nos rôles... tout cela pour toi...
FLORA
Comme je ne compte pas l’cn remercier , je désire ne pas le voir. Je suis ici, chez moi.
CAMILLE
Chez toi, pauvre enfant!.. .
Camille, si vous venez pour m’insulter par vos soupçon#...
CAMILLE
Des soupçons? non ! je n'en ai pas, moi! mais lu es aigrie, je m'en doutais bien ! «usai ai je voulu le voir seule d’abord ! car tu n’as rien contre moi, et tu vas revenir tout de suite : dis! chère petite? il le faut, vois-tu?
FLORA
Et pourquoi ça?
CAMILLE
Tu le demandes? ch bien... pour moi d'abord! |K>ur que je ne meure pas de chagrin ? est-ce que tu ne m'aimes plus? estce que tu n'aurais pas pitié de moi?
FLORA
PUié de toi l quelle ironie! ali ! qu’il y a de mépris dans la douceur, ma pauvre Camille!
CAMILLE
Du mépris? est-ce à moi que lu dis cela?
FLORA