‹ Le dentiste des damesChapitre 19 sur 37 · GO · texte numérisé non relu

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ti liant 1 organe digestif et le canal intestinal , les délivre de la présence des vers , empêche leur génération , et prévient les autres maladies , suite de la faiblesse des organes destinés à la digestion , organes qui sont naturellement faibles , puisqu’ils appartiennent eu plus grande partie au système vasculaire blanc. On ne saurait donc trop surveiller , vu son importance, le canal alimentaire, afin qu’il conserve son énergie vitale.

« Les purgatifs qu’on emploie le plus fréquemment auprès des enfans, sont la manne , la rhubarbe, le sirop de chicorée composé, le séné , le jalap , l’iris de Florence, les fleurs de pêcher et le calomélas ou la panachée mercurielle, dont on fera un article à part.

« J’ai déjà indiqué la nécessité de purger l’enfant immédiatement après sa naissance. L’on voit ici pourquoi j’ai recommandé de délayer dans deux ou trois cuillerées d’eau , le sirop de chicorée, qui est composé de rhubarbe.

« Je prescris assez fréquemment de donner aux enfans de l’eau de manne , et on en donne de temps en temps une cuillerée à l’enfant. Mais lorsqu’on a besoin d’agir un peu plus énergiquement , on leur donne l’infusion à froid d’un peu de séné dans le mucilage sucré d’une décoction de raisins de Corinthe ou de pruneaux desséchés. D’autres fois on leur donne un peu de sirop d’ipécacuanha ; d’autres fois une infusion d’un gros d’iris de Florence; mais les fleurs de pécher , l’iris de Florence ou le jalap, ont quelque chose d’âcre, de stimulant , et l’on ne doit les donner que quand il y a indication de faire un peu plus que de balayer le canal intestinal, avec du mucilage.

« Le thym, la sauge et le serpolet, peuvent être unis à des corps gras pour en faire souvent des frictions corroborantes sur tout le corps de l’enfant.

« On a du voir que je conseille souvent dans le cours de mou ouvrage, pour les en-

fans, à l’intérieur, de petites cuillerées d’eau aromatique distillée. Je leur donne quelquefois le soir quelques grains de the'riaque dans un peu d’eau de Heur d’oranger ; d’autre fois un peu d’eau distillée de menthe poivrée ; enfin , on peut varier à l’infini l’usage de ces differentes eaux , tant h l’intérieur qu’à l’extérieur ; et par ces moyens, secondés de beaucoup d’autres , on augmente , et l’on accroît la vie des enfans.

« Par ces divers aromates , diversement administrés, on fortifie la peau, les articulations, tout le système nerveux, tout le canal intestinal , et l’on empêche la génération des vers, qui sont produits par la débilité. Les antivermineux ne sont que des toniques pris dans la nature des substances terreuses, aromatiques et amères, substances très disposées à donner l’azote , et par conséquent le principe constituant spécialement l’animalité. La génération des vers est duc à un défaut d’animalisation. Les aromates , contenant l’hydrogène , le carbone, et tous les autres prin-

cipes de la vie , et consequemment ceux de ranimalisation , sont donc, à juste titre, les vrais spécifiques contre la génération des vers , qui est l'effet d’un défaut d’animalisation.

« On fait des frictions sur tout le corps , et sur les articulations, avec des corps gras ; mais l’on doit avoir soin de choisir, de préférence , des graisses animales. Nous avons vu qu’à l’époque de la dentition, c’était sur la tête, le cou et la poitrine que les anciens faisaient des onctions grasses et chaudes , et l’on en voit la raison.

« J’ai joint à ces substances onctueuses , d’après ces principes , le castoréum , l’huile animale rectifiée , appelée huile de Dieppel ; j’emploie des aromates plus ou moins recherchés, plus ou moins communs avec ces graisses animales ; et , par ces moyens , j’ai triomphé avec rapidité du marasme et des altérations de la lymphe.

« J’ai vu dans les campagnes, lors du nouage

des enfans , faire fondre du beurre frais , y jeter du thym, de la mëlisse , et du serpolet écrasé, frotter les articulations avec ce remède , et envelopper avec le marc les articulations * » .

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